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accouchement épisiotomie
Accouchement : l'épisiotomie
68% des femmes subissent une épisiotomie lors de leur premier accouchement. Une banale intervention destinée à faciliter le passage du bébé et à éviter les déchirures. Parfois nécessaire, elle ne doit plus être pratiquée systématiquement. Or, en France, on pratique 5 fois plus d’épisiotomies qu’en Suède. (26/05/2008)


« 22 votes - 12 avis »



Comment procède-t-on ?

Une incision du périnée : La sage-femme ou le gynécologue obstétricien incise le périnée à l’aide de ciseaux chirurgicaux. En France, on pratique surtout l’épisiotomie médiolatérale : l’incision suit une diagonale de 3 à 6 centimètres partant à 45° du bord inférieur de la vulve.

 

Un geste assez indolore : Généralement, l’incision ne fait quasiment pas souffrir. D’abord parce que, sous péridurale, toutes les douleurs sont amoindries. De plus, parce que le praticien incise en principe pendant une contraction, qui capte toute votre attention. La suture est plus douloureuse. Mais elle fait généralement l’objet d’une anesthésie locale à la xylocaïne, ou locorégionale, réalisée en même temps que la péridurale. C’est durant les premiers jours, et parfois les premières semaines, que l’épisiotomie est la plus gênante.

 

 

Quand la pratique-t-on ?

Quand c’est vraiment nécessaire : l’équipe médicale ne la pratique que lorsqu’elle le juge vraiment nécessaire, car l’incision s’avère souvent plus grande qu’une déchirure naturelle, nécessite des fils de suture, entraîne des saignements plus importants et cicatrise moins vite.

 

Avant l’expulsion : l’épisiotomie est pratiquée juste avant l’expulsion lorsqu’il y a un risque de grave déchirure. Elle peut faciliter la pose de forceps et de ventouses, accélérer la naissance lorsque la péridurale empêche de pousser, que le bébé est prématuré ou que son rythme cardiaque ralentit.


 

La cicatrisation

Entre 5 et 10 jours pour les fils : Les premiers jours, la cicatrisation de l'épisiotomie est souvent douloureuse. Les fils « tirent » jusqu’à leur résorption (comptez 8 à 10 jours) ou jusqu’à leur retrait (5 à 7 jours après la naissance). L’un d’eux peut même céder, mais en général cela ne nuit pas à la cicatrisation. La sensibilité de la cicatrice s’estompe ensuite avec le temps : la gêne ou les douleurs disparaissent entre 1 et 4 mois après l’accouchement.

 

On peut être soulagée : il n’existe aucune mesure d’hygiène pour cicatriser plus vite, mais certaines précautions s’imposent. S’il est inutile de changer de savon, évitez les gants et serviettes éponges : ils  regorgent de microbes et leurs bouclettes peuvent accrocher les fils de suture. Pour se sécher, mieux vaut utiliser au départ des compresses de gaze stérile. Faites également une croix sur le séchoir qui, contrairement à une idée reçue, n’a aucune vertu. L’air ambiant qu’il chauffe et projette sur la cicatrice augmente les risques d’infection.

 

Une réparation reste toujours possible : il arrive qu’une cicatrice suite à l'épisiotomie soit imparfaite et doive être « reprise». Bien sûr, le gynécologue obstétricien recoud  les « désunions » quand les points de suture trop ou mal serrés cèdent pendant la première quinzaine. Mais une distension tardive se corrige également. On prescrit dans un premier temps des séances de rééducation musculaire avec un kinésithérapeute ou une sage-femme, puis on pratique, si besoin, une nouvelle suture. Enfin, une asymétrie disgracieuse, gênante ou douloureuse, due à une rétractation inégale des berges de la cicatrice, peut être rectifiée par une plastie périnéale et parfois vulvaire.

 

Que faire ? Deux conseils : des anti-inflammatoires pour atténuer la douleur, et l’utilisation d’une bouée ou une épaisse serviette de toilette roulée en forme fer à cheval pour ne pas comprimer sa cicatrice. 

                      

                                                                

Vos questions

 

J’ai eu une épisiotomie pour mon premier accouchement, vais-je en subir une à coup sûr pour le second ?

Actuellement, plus de deux tiers des femmes subissent une épisiotomie lors de leur premier accouchement, mais ce chiffre tombe à 31% pour le second. Et le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) estime que ce geste devrait concerner moins de 30 % des naissances par voie basse et atteindre, si possible, les 20 % maximum préconisés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

L’épisiotomie freine-t-elle la reprise des rapports sexuels ?

Un hématome ponctuel occasionné par l’épisiotomie peut retarder de quelques semaines la reprise des rapports. Le fait que la suture puisse avoir légèrement rétréci l’orifice vaginal, entraîne aussi parfois une sensation de distension qui s’estompe avec l’assouplissement progressif de la cicatrice. Certaines femmes ont également des contractions réflexes nécessitant des séances de kinésithérapie.

 

Peut-on refuser une épisiotomie ?

Vous pouvez demander à ne pas subir d’épisiotomie. Parlez-en lors des consultations prénatales et insistez pour que votre requête soit stipulée dans votre dossier… Ne vous fermez pourtant pas à la discussion si, le jour « j », l’équipe médicale évoque la nécessité de pratiquer cette incision.


Crédits photos : [Superstock]
   



    Les avis des Internautes

Valérie le 16/07/2008 10:23:39

Franchement, vous devriez vous renseigner avant d'écrire ce genre d'article truffé de fausses informations. Non, l'épisio n'évite pas les déchirures, au contraire le risque est plus important d'avoir une grosse déchirure avec l'épisio. Et non, l'épisio est rarement nécessaire, mais pratiquée par habitude par les médecins. Bref, du grand n'importe quoi.
virnige le 22/05/2008 08:39:19

Lorsque je suis tombée enceinte j'étais contre l'épisio.Pour la naissance de ma fille l'accouchement ne s'est pas très bien passé. Il a fallu aller la chercher ce qui ma valu d'être déchirer (intégralement). dans ce cas là j'aurais préférer une épisio car psychologique cela a été dur, je me sentais mutiler. puisque en plus le gyneco n'arriver pas a me recoudre.La cicatrisation à été longue et encore aujourd'hui j'ai souvent des douleurs au niveau de la "cuillère".Psychologiquement ce la va beaucoup mieux. Donc finalement il vaut mieux avoir une épisio plutôt que cela se passe comme pour moi.
nadege le 23/02/2008 23:09:39

Sur le fait accompli, c'est vrai que je n'ai rien senti, il faut dire que j'avais eu une péridurale. Mais quelques heures après lorsque tout cela s'est réveillé, cela a été une autre histoire !! Pendant plus de 3 semaines, j'avais des difficultés à m'assoir, les fils me gênaient (j'en ai eu 7) et après une petite boursoufflure m'a ennuyée pendant au moins un an. Si on pouvait éviter....mais en même temps cela évite d'être trop âbimée par l'expulsion.
CIBIE le 20/02/2008 18:12:25

Bonjour pour moi justement la péridurale n'a pas bien fonctionné... sauf pour me recoudre ouf ! Par contre la cicatrisation a été extrêmement douloureuse et longue et un an et demi après il y a certaines positions de calins que je ne peux plus me permettre elles sont douloureuses. Donc je suis bien contente d'apprendre par votre article que j'ai des chances de ne pas avoir une seconde épisiotomie pour bb2 en route !
Marjorie_1 le 14/10/2007 10:20:47

Bonjour à toutes ! J'ai également subit une épisiotomie ... et ça s'est bien passé : je n'étais pas sous péridurale (je n'en ai pas voulu car l'idée d'être piquée dans le dos me faisait peur !), j'ai juste senti un picotement, comme un bobo sur lequel on met de l'alcool, au moment ou on me la faite. De toutes manières, la douleur de l'accouchement fait de la "douleur" de l'épisio quelque chose de dérisoire ! Et puis, juste après, j'ai eu ma petite puce sur moi : je ne sentais plus rien, juste le bonheur qui m'envahissait ! Même au moment d'être recousue (j'ai eu une anesthésie locale (plusieurs petites piqures comme chez le dentiste)), j'étais tellement absorbée par mon bébé que tout allait pour le mieux. Les jours qui ont suivis se sont également bien passés : mise à part une douleur et une petite gène, la cicatrisation s'est bien faite. ... dernière petite chose : la sage-femme ne m'a pas prévenue qu'elle pratiquait l'épisio (c'est moi qui lui ai dit que ça me "picotait"), et je pense que c'est une bonne astuce pour ne pas appréhender l'acte et ne pas se focaliser sur la douleur que l'on va avoir en supplément !

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