Accoucher allongée, assise, accroupie ou sur le côté
Au moment de l’expulsion, vous allez devoir pousser pour mettre au monde votre bébé. Allongée, assise, accroupie… plusieurs positions vont alors vous aider à le faire progresser dans votre bassin tout en étant à l’écoute des conseils du médecin accoucheur ou de la sage-femme. (17/02/2011)
Tags associés :
Accoucher assise
-
Accoucher allongée
-
Accoucher accroupie
Le plus souvent, vous êtes allongée sur le dos ou assise, vous remontez les jambes au niveau de la poitrine et posez votre menton sur votre sternum. "Votre corps forme alors une sorte de C qui permet d’aligner l’utérus et le bassin. Cette position gynécologique (lithotomie) favorise ainsi l’expulsion du bébé", précise le docteur Joëlle Bensimhon, gynécologue et auteur (*).
Vous pouvez aussi vous mettre accroupie. "Si cette position vous permet de profiter de l’effet de la pesanteur (le poids du corps tirant vers le bas), elle reste inconfortable et fatigante surtout si vous la maintenez pendant un certain temps, prévient la spécialiste. Elle s’avère même gênante en cas de nécessité de monitoring en continu ou de pose d’une perfusion."
Pousser à quatre pattes peut parfois vous aider si la tête de bébé ne se présente pas dans le bon sens. "Mais encore une fois, il est souvent difficile de rester longtemps dans cette position", explique le docteur Joëlle Bensimhon.
Certaines sages-femmes pratiquent l’accouchement sur le côté ou accouchement à l’anglaise. Il faciliterait la descente de bébé dans le bassin et diminuerait le nombre d’épisiotomies. En revanche, il nécessite de pousser de façon efficace ce qui peut s’avérer difficile en l’absence de forces vers la fin de l’accouchement. "Le mieux est encore d’essayer ces différentes postures avant d’adopter celle dans laquelle vous vous sentez le mieux, conseille la gynécologue. Dans tous les cas, optez pour une position adaptée à votre morphologie qui facilitera la descente de bébé dans votre vagin."
Au début de chaque contraction, commencez par vider vos poumons avant de les remplir complètement et de pousser de toutes vos forces et de façon continue pendant une dizaine de secondes vers le bas, en direction du rectum et du périnée (comme si vous alliez à la selle). "Si vos sphincters se relâchent, ce n’est pas grave, rassure la gynécologue. Cela signifie avant tout que vous poussez correctement." Entre deux contractions, prenez le temps de vous reposer pour mieux retrouver vos forces. Et demandez à votre partenaire de vous rafraîchir le front et les tempes avec un linge humide ou un brumisateur. Lorsque la tête du bébé descend dans la partie basse du vagin, elle évolue à chaque poussée au niveau du périnée jusqu’à la fente vulvaire qui laisse apparaître ses cheveux au moment de la sortie.
Pour plus d’informations
(*) La grossesse pour les nuls, Dr Joëlle Bensimhon, Editions First.