Dans quels cas la pratique-t-on ?
On la pratique en urgence quand :
• Le col de l’utérus ne se dilate pas assez.
• La tête du bébé descend mal dans le bassin.
• Le monitoring révèle une souffrance fœtale et qu’il faut agir rapidement.
• Pour un accouchement prématuré, l’équipe médicale peut décider de ne pas fatiguer le bébé, notamment s’il a besoin d’une assistance médicale rapide. Selon la situation, il peut être demandé au papa de sortir de la salle d’accouchement.
On peut programmer la césarienne si :
• Vous avez déjà eu une césarienne (dans 1 % des cas, la cicatrice résiste mal aux contractions)
• Le bébé est jugé trop volumineux par rapport aux dimensions du bassin maternel.
• Votre enfant se présente mal : à la place du sommet de son crâne, il se montre la tête penchée vers l’arrière ou légèrement relevée, met en avant son épaule, ses fesses ou ses pieds.
• Vous avez un placenta prævia, car mieux vaut éviter les risques hémorragiques qu’impliquerait un accouchement classique.
• Vous avez une hypertension artérielle très élevée ou de l’albumine dans les urines et qu’il vaut mieux vous éviter les efforts de l’accouchement. (lire : enceinte bien surveiller sa tension)
• Vous souffrez d’une crise d’herpès génital qui pourrait contaminer votre enfant lors de son passage par la filière vaginale.
• Votre bébé présente un retard de croissance important et semble en souffrance.
• Vous allez accoucher de jumeaux, triplés ou plus. Les triplés naissent souvent par césarienne. Pour les jumeaux, tout dépend de la présentation des bébés. La césarienne peut être pratiquée pour tous les bébés ou seulement pour l’un d’entre eux.
• C’est votre première grossesse et vous avez plus de 40 ans : parfois, avec l’âge, les contractions sont moins efficaces.
• Vous demandez une césarienne pour convenance personnelle parce que vous ne voulez pas mettre votre enfant au monde par voie basse. Dans tous les cas, la décision est prise d’un commun accord entre le médecin et la maman.
Des suites de couche particulières
Votre temps de séjour en maternité (5 à 8 jours au lieu de 3 à 6), les douleurs ou la cicatrisation, tout est un peu différent par rapport à une naissance classique.
Les douleurs:
• Est-ce que ça fait mal ? Votre cicatrice vous fera souffrir quelques jours. La position assise est souvent douloureuse, ainsi que les premiers pas, le lendemain de l’intervention. Il est recommandé de se lever rapidement (dès la 12e heure après l’accouchement), de marcher avec l’aide d’une infirmière, ou au moins de bouger les jambes dans votre lit, pour stimuler la circulation sanguine et limiter les risques de phlébites et de thromboses. Même chose lorsque votre transit intestinal se remettra en route (environ 48 heures après la naissance) ou lorsque pour revenir à sa taille initiale, votre utérus provoquera quelques dernières contractions. Mais quoi qu’il en soit, vous pourrez dès le deuxième ou le troisième jour vous déplacer et vous occuper de votre bébé.
• Comment traite-t-on la douleur ? On dispose aujourd’hui d’antalgiques efficaces. Ils sont injectés par transfusion dès la fin de l’intervention et généralement pour 24 heures. On vous donne ensuite des comprimés. Un régime riche en fibres, avec beaucoup de fruits et de légumes, peut aussi être conseillé contre les douleurs liées à la reprise du transit.
La cicatrisation :
• Quels soins ? Les fils ou les agrafes utilisés par votre chirurgien doivent rester en place entre cinq et huit jours. S’ils ne sont pas résorbables, soit le moment venu vous êtes encore à l’hôpital, et c’est une infirmière du service qui les retire. Soit vous êtes déjà rentrée et il est inutile, dans ce cas, de retourner sur place. Adressez-vous plutôt à votre généraliste. Côté pansements, deux solutions : la compresse classique à changer quotidiennement durant la semaine qui suit l’accouchement, ou si on vous le propose, le film à pulvériser en une seule fois, qui forme une barrière antiseptique et se décompose après quelques jours.
• Quelles précautions prendre ? De manière générale, évitez les bains pendant quelques semaines (l’humidité ralentissant la cicatrisation), ainsi que les UV qui, en l’absence de protection solaire peuvent pigmenter définitivement les tissus cicatriciels (surtout si pour des raisons d’extrême urgence, on vous a incisée à la verticale). Evitez également de porter des objets lourds pendant un mois. Vous pouvez dès que vous le désirerez reprendre en douceur une activité sexuelle. Quant au sport, tout dépend de votre forme physique. Il est conseillé d’attendre au moins six à huit semaines. Demandez conseil lors de la visite post-natale (à la fin du deuxième mois).
Tout ce que vous avez voulu savoir sur la césarienne
Pourrai-je donner le sein après une césarienne ?
Allaiter après une césarienne ne pose pas de problème, même si l’intervention vous a fatiguée ou si la mise au sein a dû être décalée (anesthésie générale, soins néonataux…). La montée de lait peut toutefois être un peu plus tardive. Mon premier enfant est né par césarienne, l’an dernier.
Puis-je envisager une autre grossesse ?
L’intervalle raisonnable entre deux bébés après une césarienne est d’environ deux ans. La cicatrice de l’utérus doit être la plus solide possible, surtout si un accouchement par les voies classiques est envisageable pour la nouvelle naissance.
Ma cicatrice est affreuse. Comment va-t-elle évoluer ?
Si elle est rouge et boursouflée, c’est normal. Mais cet aspect n’est pas définitif. Avec le temps, elle s’estompera. Et puis elle sera très vite cachée par votre pilosité, puisque l’incision a été effectuée juste au-dessus du pubis, à l’horizontale.
Je voudrais une césarienne « de convenance » : est-ce possible ?
Les césariennes à la demande sont de plus en plus courantes. Si votre médecin refuse, rien ne vous empêche d’aller accoucher ailleurs. Mais sachez que lors de cette intervention, le risque de complications (hémorragie, phlébite, embolie…), bien que minime, reste supérieur à celui d’un accouchement par voie basse.
J’ai subi un déclenchement car le terme était dépassé de 2 jours. Après 12 heures de traitements douloureux, le col ne s’était toujours pas ouvert et j’ai alors subi une césarienne : pourquoi ? Etait-ce le bon moment ?
Les procédures indiquent que lorsque la dilatation stagne pendant plus de 2 à 4 heures, on effectue une césarienne. Les contractions peuvent en effet devenir fatigantes pour le rythme cardiaque du bébé. Il semble donc logique qu’après 12 heures de tentatives, vous ayez subi une césarienne.
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