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baby blues
Baby blues (depression post-partum): comment le surmonter ?
Il est là, ce bébé tant attendu ! Il est en parfaite santé et pourtant, vous ne nagez pas en plein bonheur comme vous l’aviez imaginé. Par moments, vous auriez même presque envie de pleurer (29/05/2008)


« 16 votes - 6 avis »



De quoi s’agit-il ?

Les symptômes. Pleurs sans raison apparente, irritabilité, sentiment de culpabilité, impression d’être débordée, de ne pas être à la hauteur avec son bébé… Ces états d’âme mêlés de tristesse affectent près des deux tiers des jeunes mères, en général dans les trois-quatre jours qui suivent la naissance.

 

Les causes. La raison principale, c’est la fatigue. Un accouchement représente un véritable marathon et les premières nuits interrompues par les réveils du bébé n’arrangent rien. Ensuite, l’accouchement s’accompagne, dans les jours qui suivent, d’une brusque chute hormonale (les progestatifs) qui peut influer sur le moral. Enfin, pendant des mois, la femme a mobilisé toute son énergie dans un but unique : donner naissance à cet enfant. Elle a été l’objet de tous les soins et de tous les regards. Et maintenant qu’il est là, il n’y en a plus que pour lui. La jeune maman a le sentiment de ne plus intéresser personne avec son ventre vide, sa mauvaise mine et ses kilos superflus. En plus, ce bébé à la peau fripée hurle jour et nuit. Non, vraiment il ne ressemble pas du tout à celui qu’elle avait imaginé. Mais comment le dire sans passer pour une mère monstrueuse ? Car la culpabilité vient s’ajouter à la déception.

 

 

Un passage nécessaire

La fin d’une aventure… Le « baby blues » n’est pas pathologique. Selon les psychiatres, ce serait même une étape utile pour marquer la fin d’une aventure, la grossesse, et le début d’une autre. De « fille de », on devient « mère de » : un véritable bouleversement psychique. Cette dépression passagère permet également à la maman de faire le deuil de l’état fusionnel dans lequel elle vivait avec son bébé et de l’enfant idéal qui n’existait que dans son imagination.

 

… Et le début d’une nouvelle vie. La jeune maman va devoir accepter son bébé, faire sa connaissance et lui consacrer la majeure partie de son temps, sans rien en attendre en retour. Etre dans une totale abnégation pendant quelques semaines. Ce n’est qu’en passant par ces différents stades qu’elle va « grandir » et devenir mère à son tour. En général, une dizaine de jours suffisent pour que la maman trouve sa propre organisation, découvre le « mode d’emploi » de ce petit être, noue des liens avec son bébé et savoure enfin son bonheur. D’être maman, mais aussi femme. Ce sera d’autant plus facile qu’elle se sentira soutenue et rassurée par la présence de son compagnon et de son entourage.

 

 

Si vous avez besoin d’aide

Quand s’inquiéter ? Si cette déprime dure plus de quinze jours, si vous ne parvenez pas à vous occuper de votre bébé, si vous avez l’impression de ne pas l’aimer, il peut s’agir d’une vraie dépression. Demandez si possible de l’aide autour de vous pour les taches ménagères, les courses, ou tout simplement pour promener votre bébé pendant que vous ferez la sieste. Ne restez pas seule avec votre souffrance, et n’ayez pas honte : 10 % des femmes entrent dans un syndrome dépressif après leur accouchement.

 

Où consulter ? Renseignez-vous à la maternité, à la PMI, ou au centre médico-psychologique de votre commune. Ces professionnels vous orienteront vers un psychologue compétent. Il suffit parfois d’oser en parler pour dédramatiser, comprendre ce qui vous arrive et vivre enfin sereinement votre maternité.

 

 

Vos questions

Les papas peuvent-ils aussi faire un « baby blues » ?

On le sait depuis peu, mais la dépression postnatale paternelle existe bel et bien. Elle toucherait même 4 % des jeunes papas. S’il n’est pas dépisté et traité, ce « baby blues » paternel pourrait même avoir des conséquences à long terme sur l’enfant : hyperactivité, troubles émotionnels (tristesse, inquiétude), surtout si c’est un petit garçon.


J’ai fait un « baby blues » à l’arrivée de mon premier enfant, en ferai-je un à chaque naissance ?
Il n’y a pas de règle, car chaque naissance est particulière. Avec ce premier enfant, vous avez changé, la maternité n’est plus une inconnue, votre prochaine grossesse ne se déroulera pas non plus de la même façon, les choses ne se répétant jamais à l’identique. Alors restez sereine, mais si vous sentez que vous n’avez toujours pas « digéré » votre premier accouchement, n’hésitez pas à en parler à un psychologue.


Crédits photos : [BananaStock Ltd]
   



    Les avis des Internautes

CORYNNE le 04/06/2008 16:25:59

j'ai une dépression post-partum pendant 7 mois et aujourd'hui ma fille à 9 mois. Je vois tjrs un psy. car je suis passée par des moments très difficiles (césarienne, pensées suicidaires, pleurs, envies de ne rien faire, perte de poids, agressivité envers mon bébé.....). Ouf, je m'en suis sortie de ce calvaire que je n'arrivais pas à contrôler. Bref, j'adore ma fille et je me demande aujourd'hui comment cela est arrivé si vite après l'accouchement. Merci aux équipes médicales
Lagrandesabine le 02/06/2008 17:45:29

Quand j'ai eu mon 1er (qui n'était pas prévu) j'ai passé les 3 jours à pleurer toutes les larmes de mon corps. Non pas que je n'aimais pas mon fils, bien au contraire: trop peur de ne pas être à la hauteur, de faire de travers, de ne pas être assez bien.. Et c'est reparti comme c'était venu: tout seul! Allez comprendre...
nathalie le 28/04/2008 10:53:29

je l'ai également eu une petite semaine. C'est terrible, j'avais le sentiment de ne pas aimer mon bébé, je n'arrivais pas à le regarder sans pleurer! Heureusement que papa était là! Il m'a forcé à le prendre dans mes bras et à m'en occuper et au bout de quelques jours tout est rentré dans l'ordre. Depuis je n'arrête pas de le regarder en lui disant que je l'aime!!!
askim le 04/03/2008 00:39:08

moi je ne pensait pas l'avoir mais par moment je me demande si je ne suis pas encore en plein dedans ça fait neuf mois que jai accoucher et malgré tout le bonheur que procure un tel evenement et l'amour que jai pour ma fille je me sens tres souvent triste
didine le 11/12/2006 12:14:37

moi, grâce à mon entourage, j'ai réussi à l'éviter, mais je me suis senti vraiement très mal au retour chez moi. Peut-être le fait de ne plus bénéficier des conseils permanents des sages femmes qui nous rassurent un peu. Enfin; bref, je pense que je ne suis pas passer loin.

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