Comprendre les pleurs de bébé
Faute d’avoir des mots pour exprimer ce qu’il ressent, ce qui le tracasse ou ce dont il a besoin, bébé va recourir à un langage qui lui est propre. Difficile à bien interpréter, les jeunes parents se sentent parfois démunis devant ce charivari de cris et de pleurs. A-t-il faim, a-t-il froid ? A moins qu’il ne se soit fait mal, qu’il ne soit fatigué… ou qu’il ne s’ennuie ? Les pleurs de bébé signifient toujours quelque chose. Y répondre sans se tromper peut rapidement devenir stressant, pour vous comme pour lui. Il paraît donc important d’arriver à le comprendre au plus tôt…
(04/05/2011)
Tags associés :
Comprendre pleurs bébé
-
Pleurs bébé
Pourquoi bébé pleure ?
S’il gémit, ce n’est jamais pour rien. En effet, le nourrisson n’a pas encore intégré la notion de caprice. Cependant, il sait qu’en pleurant, vous allez le soulager.
Unique langage durant ses premières semaines, cette façon de communiquer doit vous alerter sur un éventuel inconfort. Il est important de chercher à savoir ce qu’il veut vous dire. En apportant la réponse nécessaire aux pleurs de votre enfant, ce dernier se sent alors en sécurité et la confiance entre lui et vous ne peut que mieux se mettre en place.
Durant les premiers mois, c’est surtout pour vous réclamer à manger que bébé va pleurer. Vous comprendrez cela très vite car ses larmoiements stridents arrivent à intervalles réguliers. L’heure de la tétée ou de donner le biberon a sonné !
Cependant, votre enfant peut très bien avoir du chagrin pour d’autres raisons. Chez les petits, les coliques sont fréquentes. Son système digestif peut lui jouer des tours et l’incommoder.
Le soir, à la tombée de la nuit, il n’est pas rare que bébé s’époumone à nouveau. Pas d’inquiétude ! Ce moyen est le seul et l’unique qui lui permette de décharger les tensions emmagasinées tout au long de la journée. Imaginez-le constamment dans des phases de découverte, ses sens en éveil permanent. Il est épuisé. En fin de journée, il est donc normal et naturel qu’il évacue par des pleurs tout ce qu’il a accumulé et qui l’a stimulé pour retrouver calme et apaisement avant de s’endormir. Inutile de culpabiliser : à ce moment, pleurer lui fait du bien !
De même, la première phase de sommeil peut être ponctuée de pleurs. Surveillez-le de loin mais ne le réveillez pas pour qu’il puisse mettre en place son rythme.
Enfin, rôt tardif ou insuffisant, couche sale, mauvaise position, sentiment de froid ou de chaud, besoin d’affection sont autant de raisons pouvant aussi être à l’origine de pleurs… sachez donc y être attentif.
Que faire pour apaiser votre enfant ?
Le calme doit être de rigueur. Même si vous n’arrivez pas à déceler immédiatement l’origine de l’inconfort, restez patient. Votre enfant, toujours aux aguets, sent très bien les tensions naissantes. Ses pleurs peuvent s’amplifier s’il vous devine stressé ou tendu.
Essayez plutôt de lui parler, de lui expliquer que vous cherchez à l’apaiser tout en passant en revue les techniques qui fonctionnent avec lui en temps normal :
Arpentez les différentes pièces de la maison avec lui.
Chantez-lui une douce berceuse ou faites-lui écouter une musique calme.
Prenez-le dans vos bras pour lui faire un câlin ou un petit massage réconfortant.
Essayez de lui faire faire son rôt.
Changez-le de position.
Essayez de lui faire suçoter sa tétine ou le biberon.
Bercez-le tendrement dans différentes positions.
Allongez-le sur le ventre, sur vos genoux, en lui caressant le dos…
Inconsolable, tentez quand même de le recoucher et restez auprès de lui pour lui parler. S’il continue à pleurer, alternez bras et lit un petit moment puis laissez-le seul en allant le voir tous les quarts d’heure.
Mais ne vous sentez pas coupable face à ces pleurs. Tous les bébés geignent, et c’est normal. Quelquefois, un temps leur est nécessaire pour se calmer.
Mieux comprendre son bébé
Si bébé est fatigué : La journée bien remplie, bébé doit maintenant aller se coucher. Dans son lit, les tensions accumulées sont nombreuses et vous le voyez se tortiller. Il baille, se frotte les yeux, pleurniche et d’un coup sanglote. Si vous le tenez dans vos bras, il s’y blottit et avec le pouce ou une tétine, il se calme.
Si bébé a faim : L’heure du repas est imminente. Ses pleurs ressemblent à des lamentations qui vont rapidement devenir des cris colériques. Généralement, ils s’arrêtent quand vous le prenez dans vos bras et que vous lui donnez à manger.
Si bébé s’ennuie : Seul dans son lit, même avec des jouets à sa portée, bébé va rapidement s’ennuyer. Ses pleurs ressemblent alors à des appels, interrompus par des signes visant à attirer votre attention : sourires, cris, vocalises… Ils s’arrêtent dès que vous vous intéressez à lui.
Si bébé a mal : Ses pleurs sont stridents, aigus et profonds. Ils sont ponctués d’apnées suivies immédiatement de nouveaux cris perçants et sonores. Vos bras ne l’apaisent que difficilement.
Si bébé n’est pas bien : Bébé subit un inconfort. Il est peut-être installé dans une mauvaise position ou a trop froid, trop chaud. Il réagit alors par des petits pleurs, des vagissements qui s’arrêtent dès que vous le prenez dans vos bras.
Si bébé est énervé : les pleurs sont des lamentations, comme des plaintes, qui se transforment en cris semblables à des cris de douleurs. Ils arrivent en général en fin de journée. Ils correspondent à un relâchement mêlé d’appréhension. Ils sont un défouloir dont il a besoin. Il lui faut du calme, un bain et, une fois couché, des paroles réconfortantes. Ainsi, il sent qu’il est aimé. Après un gros câlin, s’il ne veut toujours pas dormir, laissez-le se calmer seul en veillant sur lui à intervalles réguliers. Il parviendra à s’apaiser.
Tous les pleurs ont leurs spécificités. Bébé attend que vous lui apportiez l’attention dont il a besoin pour retrouver le calme au plus tôt. Avec de l’observation, une sensibilité fine, de l’expérience et de la patience vous parviendrez bientôt à comprendre les différents pleurs de votre enfant et améliorer son confort.
Lire également : "le langage des signes pour bébé"
Restonsenforme.com
Crédits photos : [Veer]