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Conflits familiaux, les droits des grands-parents

La vie de famille n’est pas toujours un long fleuve tranquille… Mais dans certains cas, les désaccords entre parents et grands-parents se transforment en véritables conflits, provoquant parfois la rupture du lien entre les grands-parents et leurs petits-enfants. Pourtant, la loi protège les droits des grands-parents. Rappel du contexte législatif et des éventuels moyens de conciliation… pour que la vie de famille reprenne son cours (presque) tranquille. (23/06/2008)

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Les droits des grands-parents : le point sur la législation

Voir ou correspondre avec ses petits-enfants, c’est un droit pour les grands-parents, et ce droit est protégé par la loi. Dans l’article 371-4 du Code civil, relatif à l’autorité parentale, on trouve en effet le texte suivant : « L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. Seul l'intérêt de l'enfant peut faire obstacle à l'exercice de ce droit. Si tel est l’intérêt de l’enfant, le Juge aux Affaires Familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non. ».

De plus, grâce au décret d’application du 23 décembre 2002, les parents sont désormais informés de ce droit, inscrit sur le livret de famille.

En pratique, cela signifie que les grands-parents ont un droit de visite et d’hébergement de leurs petits-enfants, ainsi que le droit de correspondre avec eux. Ils ont aussi le droit de participer à leur éducation, sans néanmoins se substituer aux parents.

A noter qu’à l’inverse, les grands-parents ont une obligation alimentaire à l’égard de leurs petits-enfants. Si les revenus des parents sont insuffisants, les grands-parents seront tenus de les aider financièrement, dans la mesure de leurs ressources bien sûr.

 

Les droits des grands-parents sont applicables pareillement dans les cas suivants : divorce des parents, enfants naturels, enfants adoptés.

Sur décision de justice, il arrive que les grands-parents ne puissent plus exercer leurs droits de visite et d’hébergement, en cas de : refus de l’enfant de voir ses grands-parents ; mauvais rapports entre les parents et les grands-parents risquant de perturber l’enfant du fait du climat de crise ; caractère dangereux pour l’enfant des rencontres avec ses grands-parents ; grands-parents inaptes à veiller et s’occuper de l’enfant.

 

Si elle est inévitable, la procédure judiciaire doit être engagée – de préférence par l’intermédiaire d’un avocat – auprès du tribunal de Grande Instance. Celui-ci saisira le Juge aux Affaires Familiales, qui examinera l’intérêt de l’enfant. Avant de rendre sa décision, le Juge ordonnera en général une enquête sociale, voire psychiatrique.

On le voit, cette procédure peut être longue et traumatisante pour l’enfant, et la voie judiciaire ne doit donc être utilisée qu’en dernier recours.

 

 

Les autres possibilités de médiation

Idéalement, les adultes responsables d’un enfant devraient toujours garder à l’esprit le bien-être de l’enfant, et pour ce faire, éviter de le mêler à leurs querelles d’adultes.

Si la situation s’envenime malgré tout, on peut tenter de faire appel à un tiers de confiance dans l’entourage, pour dépassionner les choses.

 

On peut également recourir au service d’un médiateur familial, tiers impartial, indépendant et qualifié. Grâce à des entretiens confidentiels et à la rédaction d’un projet d’entente, le médiateur a pour objectif de résoudre un conflit familial, y compris un conflit intergénérationnel. On peut trouver les coordonnées du service de médiation familiale le plus proche de chez soi sur le site http://www.mediation-familiale.org/.

 

Autre possibilité en cas de litige persistant : le conciliateur, nommé par le Président de la Cour d’Appel. La conciliation a pour objectif de résoudre un conflit de manière amiable et équitable, sans passer par la case procès. Il s’agit d’une procédure entièrement gratuite et qui ne nécessite pas l’assistance d’un avocat. Après une ou plusieurs réunions, le conciliateur rédige un procès-verbal formalisant l’accord, mais il n’a pas de pouvoir contraignant. Pour obtenir la liste des conciliateurs, il faut prendre contact avec son Tribunal d’Instance.

 

 

Enfin, et par l’intermédiaire d’un avocat, on peut demander au Tribunal de Grande Instance la désignation d’un médiateur judiciaire. La médiation judiciaire s’inscrit dans une procédure exercée devant le juge, qu’elle ne dessaisit pas, afin de résoudre un litige civil. Le rôle du médiateur n’est pas de déterminer les responsabilités, mais d’amener les personnes à renouer le dialogue pour trouver un accord durable et acceptable par les deux parties. Le médiateur n’a pas de pouvoir contraignant, mais les acteurs du litige sont obligés de se présenter devant lui. Au terme de la médiation, le juge homologue l’accord et à défaut, statue sur le litige.

 

 

Sources :

Le dico des nouveaux grands-parents (Fleurus), Dominique Alice-Rouyer – Charlotte Grossetête, 2005

Site http://www.justice.gouv.fr/


Crédits photos : [BananaStock Ltd]
   

    Les avis des Internautes


momo142008 le 31/03/2012 17:32:42

Bonjour je suis maman de 2 enfants. J'ai un soucis avec ma belle mère qui n'arrete pas de me harceler.Dès que l'on me parle d'elle j'ai la boule au ventre et stresser.Je suis en conflit avec elle depuis la naissance de mon ainé.Je ne la voit plus sa va faire un ans et demie.Et tout se temps là elle ne demandait pas de nouvelle de ses petits enfants.Recemment elle a repris contacte avec son fils qui est le père de mes enfants et mon concubin. Elle lui dit par message qu'elle a un droit sur ses petits enfants, je suis d'accord mais quand elle les voyaient elle ne faisait pas attention à eux et quand il y'avait d'autres personnes de notre entourage elle faisait semblant de s'en occuper. J'ai fait des efforts, une fois elle a gardé mon fils qui était agé de 6 mois une après midi et quand je l'ai récupéré il était trempé.Elle lui avait donner à boire mais lui n'avait pas soif donc elle a insisté du coup il recraché tout et ne l'avait meme pas changé. Il y'en a plein d'autres comme sa. Je sais plus quoi faire, j'ai peur qu'elle aille au tribunal pour sa.
heros le 16/09/2011 09:29:15

bonjour je suis mamie depuis 18 mois mais malheureusement mon fils a quitté sa copine donc pour qu il voit sa fille c est la guerre moi je la gardais le jeudi et le vendredi mais ce matin elle a décidé de ne plus me la donnée comme excuse elle veut que sa fille s epanouisse a la créche cela est faux elle ne veut plus qu on la voit donc je pense que je vais aller voir le juge des affaires familiales et je trouve ça dommage pour ma petite fille c est un e adorable bout jou pouvez vous me conseillé merci
mamatas le 03/05/2011 11:55:13

bonjour, je viens d'être en conflit avec ma belle mère , nous faisons tout ce qu'on peu pour garder un bon contact nous lui laissons sont petit fils une fois tous les 15 jours pendant 2 a 3 heures elle vient nous voir régulièrement mais elle souhaite avoir sont petit fils un wkend entier par mois et la nous avons refuser alors elle a décider de nous poursuivre. Elle a besoin de combler sa solitude car plus personne de ses enfant a par mon conjoint veut la voir ni même ses autres petit enfants, j'ai bien conscience qu'il doit avoir un rapport avec sa grand mère, je ne comprend pas et ne sais quoi faire pourriez vous m'aider merci :)
ODYSSEE le 12/04/2011 17:36:08

NOUS SOMMES GRANDS PARENTS DE 4 PETITS GARCONS,MAIS NOUS N AVONS PAS LE DROIT DE VOIR LE PETIT DERNIER IL VA AVOIR 6 MOIS INTERDIT D ALLER A LA MATERNITE INTERDIT D AVOIR UNE PHOTO NOUS AVONS ATTENDU MAIS RIEN NE CHANGE ALORS NOUS ENVISAGONS DE PASSEZ PAR LA JUSTICE MEME SI NOUS AURIONS PREFERES FAIRE AUTREMENT..ET POURTANT TOUT AVAIT SI BIEN COMMENCE NOUS SOMMES DANS L INCOMPRENHENSION LA PLUS COMPLETE ????????????
blousemémé le 01/03/2011 12:14:26

Pour moi qui viens d’être grand-mère pour la deuxième fois ( de 2 jumeaux), je comprends qu’il faille aujourd’hui une loi qui va dans le sens des droits des grands-parents. J’ai découvert à l’occasion de la naissance de mon premier petit-fils il y a 2 ans et demi qu’il existe des gens qui empêchent les relations de leurs enfants avec leurs grands-parents au prétexte qu’ils n’apprécient pas leur belle-mère ou leur beau-père. Je suis effarée quand je lis certains témoignages: les grands-parents seraient-ils tous des monstres? Si c’est oui, à la prochaine génération, ces mêmes parents seront à leur tour des monstres, quand leurs propres enfants seront parents… Au secours, les psys!

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