Brûlure
Vacances, c’est l’insouciance, on oublie tout… et parfois de surveiller le petit dernier qui crapahute partout… Dangereux alors que la saison de barbecues est officiellement ouverte !
En cas de brûlure, le bon réflexe c’est « vite sous l’eau » ! Vous avez bien lu, de l’eau et surtout pas de corps gras, comme le faisaient nos parents… On passe la brûlure sous l’eau froide – mais pas glacée – pendant au moins 5 minutes. C’est double effet : ça apaise la douleur, et ça diminue la profondeur de la brûlure.
Si la brûlure est peu importante, on la nettoie bien avec de l’eau et du savon, on désinfecte avec une solution antiseptique (mais pas du « rouge » qui masquerait l’appréciation de la brûlure !), on laisse sécher et on applique un pansement qu’on change tous les jours. Surveillez Bibou les jours suivants : si la plaie gonfle ou change de couleur, s’il a de la fièvre, c’est peut-être une infection, il faut voir un médecin.
Si la brûlure est importante, appelez au plus vite les services d’urgences, 15 ou 18, et n’essayez pas d’enlever les vêtements : plongez directement la zone brûlée dans de l’eau froide et suivez les instructions des services de secours.
Coup de soleil
Lézarder sous le soleil exactement… Nous, les parents, on adore ! C’est vrai, le soleil, c’est bon pour le moral et c’est bon pour les os, car la vitamine D se forme grâce aux ultraviolets. Mais il faut le « consommer avec modération » surtout pour les tout-petits : les coups de soleil pendant l’enfance augmentent le risque de cancer de la peau à l’âge adulte.
En vacances, des mesures de précaution s’imposent pour éviter les dangers du soleil à bébé : on n’expose pas les bout’choux avant 6 mois. On boycotte la plage et le soleil pendant le créneau à haut risque « 12H-16H ». On tartine Bibou d’écran total 15mn avant l’exposition, et on recommence l’opération toutes les heures. On mise sur la double protection crème+tee-shirt en coton clair ; attention, le coup du « tee-shirt mouillé » n’est d’aucune utilité, au contraire, il laisse alors passer les UV. Sur la tête, chapeau obligatoire, à large bords, noué sous le menton pour bien rester en place. Et on investit dans une invention ultra-futée, la tente anti-ultraviolets ! On suit les mêmes consignes à la montagne, où le soleil est encore plus dangereux.
Le soleil a frappé bébé malgré tout ? Sortez vos armes anti-coups de soleil : pulvérisations d’eau froide et pommade type Biafine pour apaiser les brûlures, et antalgique pour faire baisser la fièvre. Consultez un médecin si le cas est grave.
Décalage horaire
Vous avez décidé de partir en vacances avec bébé à l’étranger ? S’il a moins de 6 mois, il ne devrait pas trop souffrir du décalage horaire, vu qu’il fonctionne encore sur son propre rythme interne… vous savez, ce rythme interne qui le fait se réveiller à 4H du matin comme s’il en était 7 !
Au-delà, comme vous, bébé mettra quelques jours à s’acclimater. L’idéal serait qu’il dorme pendant le trajet en avion, pour aborder plus sereinement cette période de sommeil un peu chahutée… Ensuite, recalez progressivement votre bout’chou sur l’heure locale, à raison d’une demi-heure par jour par rapport à ses horaires de sommeil habituels : armez-vous de patience, inutile d’espérer l’acclimater dès le premier soir !
Diarrhée
Vous changez bébé 5 à 8 fois par jour : cela vous donne de nombreuses occasions d’observer ses selles ! La diarrhée n’est jamais anodine chez un tout-petit (jusqu’à 18 mois) car elle peut conduire à une déshydratation dangereuse pour sa santé. On conseille donc de consulter un médecin, et de modifier sans attendre son régime alimentaire : supprimez le lait (sauf si vous allaitez) et remplacez-le par des préparations spécifiques vendues en pharmacie, à base de glucose et de sels minéraux. Bébé doit boire cette préparation par petite quantité, tout au long de la journée.
Si votre enfant est déjà passé à la nourriture solide, donnez-lui en plus des aliments anti-diarrhée, comme la banane écrasée, la purée de carotte, le riz, la compote pomme-coing.
Pour éviter ce scénario-catastrophe à l’étranger, surveillez l’alimentation de bébé : eau minérale exclusivement, pas de glaçon (=eau du robinet !), pas de crudités, des fruits épluchés, de la viande bien cuite… Attention aussi que bébé ne boive pas l’eau du bain…
Déshydratation
L’inconvénient, avec un bébé qui ne parle pas, c’est que jamais vous ne l’entendrez vous réclamer « un ¼ d’eau minérale bien fraîche, avec glaçons, Merci » ! Alors, en vacances, c’est aux parents de penser à donner à boire à Bibou très régulièrement. Et les vacances commencent dès la voiture, où la température est parfois plus élevée qu’à la plage…
Chez un bébé, la déshydratation aiguë ne se voit qu’après coup, et les symptômes sont inquiétants : bébé a le teint gris, les yeux creusés, la fontanelle creusée, il ne bouge presque plus et se plaint faiblement… Il faut agir très vite, car les risques sont vitaux : l’eau représente 80% de son poids, et l’enfant peut perdre jusqu’à 10% de son poids en 24H. Donnez-lui à boire des solutions de réhydratation spécifique, et consultez un médecin au plus vite, pour écarter tout danger.
A savoir, le coup de chaud du type insolation n’est pas la seule cause de déshydratation chez un bébé : elle peut survenir en cas de fièvre, de diarrhée ou de vomissements.
Insolation
Le mercure monte, et bébé présente tous les symptômes du coup de chaleur : il transpire énormément – normal, son petit corps essaie de faire baisser la température – il a soif, il s’agite, puis la fièvre apparaît.
Votre objectif : rafraîchir bébé par tous les moyens ! Faites baisser la fièvre avec un antalgique, donnez un bain frais (2° de moins que sa température), et faites-le boire. Consultez un médecin si la température ne baisse pas.
Et pour prévenir cette surchauffe qu’est une insolation, faites preuve de bon sens pendant les vacances : n’exposez pas bébé au soleil ou à la chaleur, proposez-lui de l’eau régulièrement, découvrez-le (une couche suffit pour la sieste ou la nuit) et donnez-lui des bain frais si nécessaire.
Méfiance avec la voiture et les verrières, souvent très chaudes en été. L’insolation y guette bébé ! Mais elle peut aussi être la conséquence d’un coup de soleil.
Mal des transports
Parents de bébés, réjouissez-vous : avant 2 ans, en général, les enfants ne connaissent pas les joies du mal au cœur en voiture ! Croyez-en le Dr Marcel Rufo : « avant cet âge, le système de canaux semi-circulaires emplis de liquide dont la fonction est d’informer le cerveau sur les mouvements de la tête n’est pas mature ».
Mais si vous ne voulez pas prendre le risque… donnez une collation légère avant le départ, et prévoyez des petits en-cas pour la route, le ventre vide accentue le mal des transports. Renseignez-vous auprès de votre pharmacien sur les traitements disponibles : bracelets anti-nausée et granules homéopathiques.
Méduses
On croise les doigts pour que cet été ne soit pas un remake de l’année des méduses ! Voici le scénario d’urgence à enclencher sur la plage si bébé est piqué : rincez la plaie à l’eau de mer (pas d’eau douce !) ; appliquez du sable que vous laisserez sécher : quand vous le gratterez doucement, il permettra d’enlever les cellules urticantes de la méduse. Puis désinfectez avec un antiseptique.
Si bébé semble avoir très mal ou si la partie piquée enfle, consultez un médecin.
Insectes
Abeilles, guêpes, frelons… Nos petits copains de l’été n’épargnent pas bébé ! Il peut être utile de prévoir une pompe à venin dans sa trousse de secours, efficace aussi sur les piqûres d’insectes. A défaut, ôtez le dard avec une pince à épiler désinfectée – une opération parfois difficile – puis désinfectez la piqûre et appliquez de la glace pour soulager la douleur.
En cas de piqûres multiples, ou de piqûre dans la bouche ou sur la gorge, appelez immédiatement le SAMU (15).
Moustiques
La lutte anti-moustique est problématique pour les bébés : si vous lisez en détail les notices des produits répulsifs, vous verrez qu’ils sont tous contre-indiqués avant 3 mois, et autorisés - mais pour certains seulement – de 3 mois à 2 ans. La solution, revenez-en aux bonnes vieilles méthodes : moustiquaire sur le lit de bébé, pots de basilic ou de géranium près des fenêtres, essence de verveine-citronelle sur la manche du pyjama…
Bébé a été piqué ? Nettoyez simplement les piqûres à l’eau vinaigrée.
Noyade
Deuxième cause de mortalité des moins de 6 ans, la noyade est redoutée par tous les jeunes parents. Dès que bébé commence à crapahuter, ne le quittez jamais des yeux : il suffit de quelques secondes d’inattention pour qu’un enfant se noie, même dans quelques centimètres d’eau.
Ce qui veut dire que la « petite » piscine en plastique, apparemment inoffensive, est en réalité aussi dangereuse qu’une « grande » piscine. Et même si la loi prévoit que les piscines privées soient obligatoirement équipées d’un système de sécurité (alarme ou barrière), rien ne remplace la vigilance des parents pour éviter un accident, qui, encore une fois, peut se produire très rapidement…
Savoir quoi faire en cas de noyade : voilà une raison supplémentaire de s’initier aux gestes de sauvetage.
Vaccin
Outre les vaccinations obligatoires, bébé devra parfois être vacciné spécifiquement selon votre destination de vacances. Anticipez de plusieurs mois en consultant votre pédiatre. Vous pouvez aussi vous renseigner avant le départ sur le site de l’Institut Pasteur, qui a mis en place des consultations spécifiques pour les voyageurs :
http://www.pasteur.fr/externe
Sources :
Élever bébé (Hachette Pratique), Marcel Rufo
J’élève mon enfant (éditions Hornay) Laurence Pernoud
Bébé Guide (édition du club France Loisirs) Dr Stoppard
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