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L’accouchement par le siège

L’accouchement par le siège - Planet Vertbaudet
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Au 3e trimestre de votre grossesse (vers 34-36 semaines d’aménorrhée), votre bébé se tourne normalement tête vers le bas. Mais il arrive parfois que cela ne soit pas le cas et qu’il se présente par les fesses : on parle d’accouchement en siège. Vers le 8e mois, le gynécologue-obstétricien vous proposera alors de retourner votre bébé et ainsi de le mettre la tête en bas, dans la bonne position pour accoucher grâce à différentes techniques. En cas d’échec, il reverra le mode d’accouchement. Explications.

Par : Planet vertbaudet

Lors de votre dernière visite du 8e mois, après un examen clinique complet et l’échographie des 32 semaines d’aménorrhée (fin du 7e mois, début du 8e), le gynécologue-obstétricien en charge de votre suivi vous a indiqué que votre bébé se présentait par le siège. S’il est assis en tailleur, on parle de siège complet. S’il est assis sur les fesses avec les jambes à la verticale, on parle d’un siège décomplété. "Près de 4 % des accouchements ont ainsi lieu par le siège", précise Jacques Lansac, professeur de gynécologie obstétrique au CHU de Tours (*).

 

Avant de faire basculer votre bébé dans votre ventre dès le 8e mois, votre médecin recherche la cause éventuelle de cette position (fibrome, kyste de l’ovaire, malformation utérine, position anormale du placenta, problème de rotation de l’enfant…) à l’aide d’une échographie. "En général, cela reste inexpliqué. Et votre médecin vous propose alors différentes solutions pour favoriser la rotation de votre bébé", explique le spécialiste. L’acupuncture, qui consiste à stimuler certains points spécifiques du corps ou de l’oreille, aurait un taux de succès moyen de 60 %, meilleur si vous avez déjà eu un enfant (70 %) que si c’est le premier (48 %). Quant à l’ostéopathie, elle n’a pas pour objectif de retourner votre bébé mais plutôt de faire des manipulations spécifiques pour chasser les tensions musculaires abdominales. "Or l’efficacité de ces médecines douces sur ce problème de positionnement du bébé n’a pas été clairement démontrée", relève le gynécologue-obstétricien.

Avec l’accord de votre médecin, vous pouvez aussi tester certaines positions : à genoux en prenant appui sur vos mains avant de fléchir votre corps vers l’avant (position à genoux), en plaçant un coussin de 30 à 35 cm sous vos vertèbres lombaires (position du pont passif) ou votre bassin en écartant les cuisses (position du pont indien) et en maintenant la posture pendant 20 minutes. Mais la plupart du temps, ces exercices ne sont pas efficaces.

 

Si ces méthodes alternatives n’aboutissent pas, votre gynécologue-obstétricien vous proposera une version par manœuvres externes (VME) à l’hôpital vers 36-37 semaines d’aménorrhée en l’absence de contre-indications (cicatrice ou malformation utérine, anomalie d’insertion du placenta ou du bien-être fœtal…). "Après votre préparation (échographie, toucher vaginal pour évaluer le degré de descente du bébé, mise en place du monitoring pour contrôler le bien-être fœtal…), il procèdera à des manipulations spécifiques du fœtus à travers votre ventre et toujours sous contrôle échographique pour favoriser sa rotation, la tête vers le bas, position traditionnelle pour un accouchement normal. En général, vous restez hospitalisée la journée sauf complications (contractions de l’utérus, perte des eaux, saignements par le vagin…), puis vous êtes suivie tout comme votre bébé (contrôle de présentation et monitoring) quelques jours plus tard. En cas d’échec, votre gynécologue-obstétricien peut vous proposer une nouvelle tentative de VME en fonction de votre état de santé et de celui de votre bébé mais aussi de votre ressenti. La technique de la VME a un taux de succès de 50 à 60 % : elle diminue presque de moitié le taux d’accouchements par le siège et, par conséquent, le taux de césariennes", note le professeur Jacques Lansac.

 

En cas d’échec de ces différentes techniques, certains médecins programment une césarienne, tandis que d’autres proposent un accouchement par voie basse sous certaines conditions. "Ce dernier nécessite l’accord du couple, l’absence de cicatrice utérine de césarienne antérieure (signe d’un utérus plus fragile), une bonne flexion de la tête du bébé et un poids inférieur à 3,8 kg évalués par voie échographique, et que les mesures du bassin de la mère soient adaptées à une naissance par voie basse. Si toutes ces conditions sont remplies et que vous êtes prête et motivée à accoucher ainsi, votre gynécologue-obstétricien donnera un « accord de voie basse » ", indique le spécialiste. Il vous conseillera alors une péridurale au cas où une césarienne s’impose en cours d’accouchement.

 

Ce spécialiste sera assisté d’un anesthésiste et d’un pédiatre. Cet accouchement spécifique et parfois plus compliqué que l’accouchement du sommet (tête vers le bas fléchie), se fait en position gynécologique classique mais « à l’envers » pour le bébé : ses pieds, ses jambes, son ventre et son thorax se présentent en premier. Puis les bras se dégagent progressivement avant la sortie de la tête représentant le diamètre le plus large. Grâce à vos efforts d’expulsion, vous parvenez à donner naissance seule à votre bébé réceptionné par les mains du gynécologue-obstétricien (méthode de Vermeulin). "Mais s’il observe des troubles du rythme cardiaque fœtal, une insuffisance des efforts expulsifs, l’apparition de mouvements respiratoires fœtaux lors de l’expulsion ou de rotation du fœtus dans le mauvais axe (dos postérieur avec le ventre en avant), il réalisera des manœuvres obstétricales spécifiques pour abaisser les bras ou dégager la tête rapidement et procédera éventuellement à une épisiotomie si cela s’avère nécessaire. Si malgré tout, la tête, ne parvient pas à être extraite, il aura recours aux forceps en fin d’expulsion pour mieux la dégager", prévient le spécialiste. 

 

Lorsque vous attendez des jumeaux, il y a deux possibilités. "Si le premier bébé s’est bien retourné, on dit donc qu’il se présente en sommet (tête vers le bas fléchie), position la plus fréquente. Comme le col est bien dilaté grâce à son passage, la voie est ouverte pour le second bébé notamment s’il est en siège. A l’inverse, si le premier bébé est en siège, il y a un risque de césarienne ou la possibilité d’un accouchement par voie basse qui risque de se terminer le plus souvent par une césarienne", souligne le professeur Jacques Lansac.

 

Quelques heures après l’accouchement, le bébé né en siège décomplété garde sa position assise sur les fesses, les jambes vers le haut, comme lorsqu’il était dans votre ventre. Grâce à la réalisation d’une échographie vers l’âge d’un mois, votre pédiatre pourra contrôler qu’il n’y a aucune incidence à ce niveau.

Parfois, il arrive aussi que bébé ait du mal à tourner la tête : ce torticolis, lié à sa mauvaise position dans votre ventre, est transitoire et peut être corrigé et soulagé grâce à des séances de kinésithérapie.

La partie inférieure du corps de bébé peut également comporter quelques oedèmes et/ou hématomes, dus aux compressions et manœuvres obstétricales, qui s’effaceront rapidement.

Sources

(*) Le Grand Livre de ma grossesse, Sous la direction du professeur Jacques Lansac, Coordination docteur Nicolas Evrard, Editions Eyrolles
 

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