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L'AMP avec don de gamètes

L'AMP avec don de gamètes

Selon sa situation, le couple infertile qui souhaite faire un enfant peut avoir recours à un d’un don d’ovocytes ou de spermatozoïdes : on parle alors d’assistance médicale à la procréation avec don de gamètes. Les techniques et les étapes de préparation sont identiques à celles de l’assistance médicale à la procréation au sein du couple. Explications. (12/01/2012)

Tags associés : AMP et don de gamètes - AMP et don de spermatozoïdes - AMP et don d’ovocytes




Le couple receveur

 

Comme pour l’assistance médicale à la procréation au sein du couple, le recours à un don de gamètes fait l’objet d’indications médicales spécifiques. "Au sein du couple receveur, le bilan d’infertilité de la femme révèle qu’elle souffre soit d’une absence d’ovocytes ou que ceux-ci présentent des anomalies. Ce que l’on appelle communément insuffisance ovarienne précoce :  les ovocytes peuvent être incapables d’être fécondés ou de permettre le développement d’embryons, explique le docteur Françoise Merlet, médecin référent de l’assistance médicale à la procréation à l’Agence de biomédecine. Dans d’autres cas, il peut également y avoir un risque de transmission de maladie génétique avec les ovocytes."

Aujourd’hui, l’Assurance maladie prend en charge, après avis préalable, six inséminations artificielles et quatre fécondations in vitro jusqu’aux 42 ans révolus de la femme.

A tout moment de leur parcours d’AMP avec don de gamètes, chacun des deux membres du couple peut bénéficier d’un entretien avec un psychologue et/ou un psychiatre.

 

Le donneur / la donneuse

 

"Le don de gamètes est anonyme, gratuit et volontaire avec consentement par écrit du donneur/de la donneuse et de son/sa conjoint(e) si le donneur ou la donneuse est en couple", souligne la spécialiste. "Les donneurs doivent être en bonne santé", rappelle l’Agence de la biomédecine. Pour les femmes n’ayant pas eu d’enfant, la possibilité du don est mentionnée dans la loi de bioéthique votée le 7 juillet 2011 et ne pourra s’appliquer qu’après parution d’un décret.

 

La donneuse d’ovocytes doit être âgée de moins de 37 ans et le donneur de spermatozoïdes de moins de 45 ans. Pour donner, il/elle doit se rendre dans un centre d’AMP autorisé à l’activité de don de sperme et d’ovocytes, dont certains sont appelés Centres d’études et de conservation du sperme (Cecos), spécifiquement pour les donneurs de spermatozoïdes.

"Lors d’un entretien, un spécialiste du don informe le donneur/la donneuse sur les modalités du don qui doit permettre à un couple receveur de procréer. Il le/la sensibilise notamment sur les contraintes, les risques et les contre-indications de cette démarche et évalue sa motivation (absence de pression familiale…) au cours d’un entretien psychologique. Ce temps de parole permet aussi de répondre à toutes les questions que se pose le donneur/la donneur et de rappeler qu’il/elle ne peut connaître l’identité du couple receveur, ni celle de l’enfant à naître", précise le docteur Françoise Merlet.

 

"La prise en charge va limiter les risques pour les couples receveurs et leur descendance", note l’Agence de la biomédecine. Pour cela, le spécialiste interroge le donneur/la donneuse sur ses antécédents personnels et familiaux (maladies transmissibles) et lui fait réaliser un examen génétique (caryotype). Le donneur/la donneuse doit également se livrer à un bilan de fertilité et se soumettre à des tests sérologiques de contrôle (VIH, hépatites…).

 

- Le donneur effectue un spermogramme (recueil et analyse du sperme). Si son bilan d’infertilité est normal, il procède à 4 ou 5 prélèvements de sperme, dans une période limitée (une quinzaine de jours environ), qui sera ensuite congelé sous forme de paillettes. Au bout de 6 mois, il se soumet aux tests de sérologie de contrôle. Les paillettes de spermatozoïdes sont ensuite mises à disposition du couple receveur.

En 2009, 400 hommes ont accepté de donner leur sperme dans l’année.

 

- La donneuse passe une échographie et procède à des dosages hormonaux. Si son bilan est normal, elle suit un traitement de stimulation ovarienne. En fonction du résultat, le spécialiste décide ou non de faire une ponction et assure le suivi de sa santé. Il s’agit là de la même démarche de prélèvement d’ovocytes que pour la fécondation in vitro.

En 2009, 328 femmes ont accepté d’être ponctionnées et leurs ovocytes ont été donnés à des couples receveurs.

 

La loi de bioéthique du 7 juillet 2011 précise que les gamètes provenant d’un même donneur ne pourront donner naissance à plus de 10 enfants. Ils seront attribués en fonction des caractères physiques principaux des donneurs et du couple receveur (origine géographique, couleur de la peau, yeux et cheveux, taille…) et du groupe sanguin.

 

Que fait-on des dons ?

 

Le don d’ovocytes

Le don d’ovocyte implique une fécondation in vitro. "Après stimulation et ponction de la donneuse, les ovocytes recueillis sont mis en présence des spermatozoïdes du conjoint de la receveuse, qui bénéficiera par la suite du transfert des embryons obtenus", indique l’Agence de la biomédecine.

 

Le don de spermatozoïdes

En cas de don de spermatozoïdes, le bilan d’infertilité de la femme au sein du couple receveur détermine le choix de la technique d’assistance médicale à la procréation.

 

En 2009, 3890 inséminations intra-utérines ont été pratiquées. Après stimulation et déclenchement de l’ovulation chez la receveuse, le spécialiste en AMP a déposé les spermatozoïdes, préalablement sélectionnés en laboratoire (spermatozoïdes mobiles sans liquide séminal) et décongelés, au fond de son utérus. "Cette technique permet d’optimiser les chances de grossesse le jour de l’ovulation", met en évidence le docteur Françoise Merlet.

 

En 2009, 550 inséminations intracervicales ont été réalisées. Après stimulation et déclenchement de l’ovulation chez la receveuse, le spécialiste en AMP a déposé le contenu des paillettes de spermatozoïdes, préalablement préparés en laboratoire et décongelés, au sein de sa glaire cervicale qui assure leur sélection naturelle. "Cette technique est le plus souvent proposée aux femmes présentant des ovulations régulières", souligne la spécialiste.

 

Pour plus d’informations :

http://www.procreationmedicale.fr/

 

http://www.dondovocytes.fr/

 

http://www.dondespermatozoides.fr/


   

    Les avis des Internautes


steffycerise le 28/11/2011 17:27:38

Merci pour cet article ! Une cousine dont le mari était stérile s'était posée la question de l'insémination artificielle...au final, ils sont parents de 3 petits Vietnamiens adoptés :-) Stèph

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