La bronchiolite
Sa période propice : de novembre à février. Sa cible favorite : les enfants de moins de 2 ans. Nom de code : bronchiolite. Chaque hiver, les tout-petits n’y échappent pas ! La bronchiolite fera encore des siennes cette année, soyez-en sûrs. Impressionnante, cette pathologie est pourtant bénigne - bien heureusement - dans 95% des cas. Comment prévenir cette épidémie récurrente ? Comment soigner la bronchiolite ? Voici les travers d’une maladie qui touche de près nos chérubins. (08/07/2008)
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Bronchiolite nourrisson
Voici la maladie la plus médiatique de l’hiver. L’automne révolu, la presse écrite et la presse audiovisuelle se font une joie de traiter le sujet. Pour cause, les symptômes de la bronchiolite sont tellement effrayants qu’il est primordial de mesurer la gravité de cette pathologie pour désamorcer les craintes des parents. Au vu des symptômes, ils (pour la plupart des primipares) se précipitent souvent dans le premier service d’urgence en attendant que le diagnostic tombe… risquant ainsi d’exposer bibounette aux nombreux virus qui traînent dans les parages. Entre otites à répétition et bronchiolites du nourrisson, la bataille fait rage. Contrairement aux infections ORL, il n’existe pas encore de vaccin pour prévenir cette maladie. Alors, comment faire ?
La bronchiolite, c’est grave docteur ?
Toux, respiration sifflante, gêne respiratoire et donc difficultés à manger… pas de doute c’est bel et bien la bronchiolite ! Même si ces symptômes vous poussent à consulter sans trop tarder, en dépit de son côté spectaculaire, cette infection virale ne devrait plus trop vous inquiéter ! Nous sommes loin des années cinquante, période où la bronchiolite provoquait de nombreux décès chez les tout-petits.
Pourtant, il est difficile de répondre à la question « est-ce grave docteur ? » de manière aussi manichéenne que par « oui » ou par « non ». Et ce, pour la simple et bonne raison que tout dépend de votre bout’ chou et particulièrement de son âge. A savoir que les bébés de moins de 3 mois - et plus particulièrement les prématurés ou grands prématurés - sont tout de même plus fragiles. Dans les faits, 460 000 bébés de 0 à 2 ans sont touchés chaque année par cette maladie infectieuse. Un chiffre qui souligne l’ampleur de cette pathologie. Les laboratoires pharmaceutiques cravachent dur aujourd’hui, mais il faudra encore attendre quelques années pour voir arriver un vaccin sur le marché.
A chaque âge, une solution
Chez les bébés de moins de 3 mois - les plus fragiles – l’hospitalisation est incontournable ! Elle évite une aggravation de leur état et une détresse respiratoire. Les plus sévèrement touchés sont principalement les grands prématurés ou les bébés considérés à risques (insuffisance cardiaque, problèmes respiratoires divers…). Pour les autres enfants, les symptômes sont souvent moins graves. Un médecin allopathe ou homéopathe suffit alors pour prendre en charge le suivi de l’enfant.
Quel est donc le traitement ? Au palmarès des médicamentes : les antipyrétiques pour faire baisser la température, les antibiotiques en cas de surinfection et les bronchodilatateurs en cas de spasme bronchique (sifflement) mais encore des granules homéopathiques qui soignent également rapidement l’épisode de la bronchiolite. Le médecin peut aussi proposer de la kinésithérapie respiratoire. Arrêtons-nous sur cette dernière… C’est dans l’air du temps (ou tout du moins fréquent) d’amener son chérubin chez le kiné, un trait de société un tantinet bobo ! Oui assurément, mais en tout cas c’est aussi « in » qu’efficace et impressionnant. Les âmes sensibles sont averties, la kiné respiratoire ne laisse pas souvent de marbre les parents. Il leur est d’ailleurs conseillé de rester en retrait voire de ne pas participer à la séance.
Toujours est-il que les massages et pressions appliqués sur la cage thoracique de bébé (entre 5 et 10 par séance) ne sont pas douloureux, bien heureusement. Ils ont pour objectif de faire remonter les mucosités crachées ou récupérées par le kiné. Les bronches et le nez libérés, bébé mangera et dormira avec plus de facilité. Mais ce n’est pas parce que Bibou a fait une bronchiolite fin novembre qu’il n’en refera pas une en février ! Prenons deux minutes pour brosser le portait de ces récidivistes en couche culotte… Ces suspects sont généralement de sexe masculin, ils arpentent souvent et très tôt les crèches et leurs parents souffrent d’allergies…
Peut-on passer à travers les mailles du filet ?
Depuis 10 ans, on peut noter une recrudescence des bronchiolites du nourrisson. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas tout mettre en œuvre pour éviter que votre bout’ chou ne l’attrape ! Bien au contraire… la bronchiolite n’est pas une fatalité. Alors quels sont les moyens d’éviter que cette maladie ne touche votre petit d’homme ? La méthode implacable n’existe pas... la méthode toute-faite non plus ! Par contre, un peu de prévention - sans tomber dans l’excès - limite les risques. Le masque est souvent prescrit comme LA solution, la barrière antimicrobienne ! Dans les faits « oui » mais dans la réalité c’est un peu exagéré, non ? Comme le virus syncytial se transmet par la salive et les mains, voici les 4 commandements anti-bronchiolite à la portée de tous :
- Se laver les mains aussi souvent que possible et de préférence avant de s’occuper de bébé
- Eviter le contact avec les personnes enrhumées
- Aérer suffisamment la maison ou l’appartement
- Laisser la cigarette au seuil de la porte d’entrée
Attention, certains médicaments qui peuvent nous paraître évidents pour « nous » adultes, sont à proscrire pour bébé. Ainsi, les sirops antitussifs sont à éviter absolument ! Il produise l’effet inverse que celui souhaité : l’expectoration.
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