La dilatation
C’est la phase la plus longue, durant laquelle la dilatation progresse environ d’un centimètre par heure. Mais ce n’est qu’une moyenne, et sa durée dépend en fait de vos précédents accouchements, des dimensions de votre bassin, de la position du bébé, etc. (05/12/2008)
Phase 1 : le pré-travail (période de latence)
Ce qui se passe : les contractions régulières sont encore assez brèves (20 à 60 secondes) et espacées (toutes les 20 minutes environ). La plupart du temps, si tout va bien, vous êtes encore chez vous. C’est parfois à ce moment que vous perdez le bouchon muqueux et/ou les eaux. Vous pouvez éventuellement ressentir des crampes, des douleurs dans le dos et avoir plus de sécrétions vaginales.
Ce que vous pouvez faire :
- Boire beaucoup pour ne pas vous déshydrater,
- Manger en petite quantité (des pâtes) pour prendre des forces : accoucher va vous demander de l’énergie !
- Prendre une douche ou un bain chaud pour accélérer le travail,
- Etirer votre dos sans vous cambrer
Phase 2 : le travail
Ce qui se passe : les contractions, encore plus fortes, se rapprochent et durent maintenant une minute toutes les 5 minutes. Elles sont aussi de plus en plus douloureuses : il se peut que votre respiration s’accélère, que vous ayez des nausées. Sous la pression des contractions et de la poussée du bébé, les membranes renfermant le liquide amniotique se rompent : si cela n’arrive pas naturellement avant 5 cm de dilatation, le médecin peut les ouvrir à l’aide d’un crochet spécial : une intervention bénigne et indolore qui permet d’accélérer le travail mais qui ne fait pas l’unanimité. Lorsque l’accouchement est très rapide, le bébé naît « coiffé » par ses membranes qui lui recouvrent la tête. Une fois en salle de naissance, la sage-femme vous place sous monitoring : des capteurs ronds maintenus par des sangles sont posés sur votre ventre pour enregistrer les contractions utérines, entendre les bruits du cœur du bébé et les enregistrer sur papier. Cette surveillance dure 30 à 45 minutes puis, dans la plupart des maternités, elle reste branchée en continu. Mais vous pouvez demander à ne l’avoir que par intermittence pour vous sentir plus libre. Il y a toutes les chances que la sage-femme vous pose également une perfusion ou un cathéter qui lui permettra, en cours de travail, de vous administrer plus rapidement un médicament ou simplement du glucose pour vous redonner un peu d’énergie.
Ce que vous pouvez faire :
- Continuer à bouger, à marcher, changer de position pour trouver celle qui est la plus confortable pour vous,
- Bouger ! Aucun vaisseau sanguin ne doit être comprimé et le bébé est ainsi oxygéné au mieux. Balancez votre bassin, en position verticale : cela facilite le travail.
- Si vous le souhaitez, c’est le moment de demander une anesthésie péridurale.
Phase 3 : la transition
Ce qui se passe : c’est la partie la plus intense du travail, les deux derniers centimètres jusqu’à dilatation complète du col de l’utérus. Les contractions, très fortes, ont lieu à peu près toutes les 2 minutes et durent au moins une minute à chaque fois. Vous pouvez avoir froid, être nauséeuse ou même en colère. Beaucoup de femmes ont le sentiment, à ce stade du travail, d’être complètement à bout de forces, c’est là qu’elles crient « Je vais mourir » ! Mais le bébé va enfin pouvoir descendre.
Ce que vous pouvez faire :
- Si vous ressentez l’envie de pousser, respirez lentement, en expulsant tout l’air de vos poumons sans contracter vos abdominaux.
- N’hésitez pas à demander à votre conjoint de ne pas vous aider ni vous toucher si c’est ce que vous ressentez à ce moment. Ces émotions sont involontaires ! La présence du papa à l'accouchement n'est pas toujours éviente à vivre.
- Rester le plus calme possible, en tâchant de vous détendre.
- Le col n’est pas suffisamment dilaté, le rythme cardiaque fœtal est irrégulier, le travail stagne pendant au moins deux heures, le bébé ne descend pas : l’obstétricien, qui est aussi chirurgien, peut réaliser une césarienne au bloc opératoire.
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