La sécurité des vêtements pour bébé
La sécurité des vêtements de nos bébés (et de nos enfants) est essentielle. Voici un rapide tour d’horizon des écueils à éviter... (07/07/2008)
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Normes sécurité vêtements
Les cordons, les rubans :
Souvent situés sur les bas de pantalons et les capuches, ils réjouissent les plus petits qui n’aspirent qu’à une chose, les mettre à la bouche. Trop longs, ils peuvent également représenter un danger pour vos enfants : s’enrouler autour du cou, se coincer dans une portière ou une porte…C’est pour ces multiples raisons, que les cordons sont aujourd’hui soumis à une réglementation stricte. La taille des cordons et des rubans est donc volontairement limitée afin d’éviter les accidents. Avant d’être noués, ils ne doivent pas dépasser 14 cm et rester cachés à l’intérieur des vêtements. On ne badine pas avec la sécurité des vêtements pour bébé.
Aux manches ou aux hanches, rien ne doit dépasser, y compris au serrage. Il en va de la sécurité de votre enfant. Attrayants, ces cordons ne sont pourtant pas comestibles. Leurs extrémités ne doivent donc pas s’effilocher ou s’user. Thermosoudés ou glissés dans une gaine en plastique, ils sont à l’abri des petits gloutons et doivent résister aux assauts incessants des enfants adeptes du « machouillage ». Pour les plus petits (en dessous d’1m34), les cordons sont strictement interdits autour du cou et particulièrement pour les capuches. Même à titre décoratif, ils demeurent dangereux ! Les embouts rigides peuvent être à l’origine de blessures, les nœuds et stoppeurs sont aujourd’hui interdits sur les cordons à bout libre.
Pyjamas :
Votre bébé est de la trempe des gros dormeurs (lire : "le sommeil de bébé"). Proche de l’hibernation pendant les premiers mois, le sommeil est pour lui essentiel et il passe la plupart de son temps alité. Pouponné à souhait, vous le préparez chaque jour à l’arrivée de Morphée. Mais attention, tous les vêtements ne sont pas adaptés aux nuits de ces petites marmottes. Si une grenouillère à capuche vous fait craquer, portez plutôt votre regard sur un autre vêtement de nuit. Les habits fantaisistes à capuche sont formellement interdits pour les enfants jusque 3 ans révolus. De plus, son équipement « dodo » doit impérativement comporter les étiquettes d’avertissement sur les risques d’inflammabilité.
Les boutons et les pressions (et badges):
Gilets, pulls ou blousons, les vêtements sont parsemés de boutons ordinaires ou à pression. La guerre des boutons peut alors commencer ! Ou plutôt la guerre aux boutons dangereux. Afin d’empêcher que le butin d’une bataille entre chenapans, comme dans le roman de Louis Pergaud, soit constitué de lacets et de boutons, les normes vis-à-vis de ces petites attaches sont aujourd’hui très strictes. Pour éviter que vos enfants ne les détachent pour les suçoter au risque de les avaler, les boutons doivent être soumis à des tests mécaniques. Bien sûr, ils ne doivent pas présenter de côtés tranchants mais doivent également pouvoir supporter une force conséquente. Cousus solidement, ils ne présenteront plus de risque pour ces petits filous avides de troquer leurs tututes contre ces attaches. Boutons en forme de fraise ou de bonbon, attention danger ! C’est attiser leur curiosité et leur envie que de leur faire porter des vêtements ornés de tels artifices. Pour annihiler leur curiosité, les boutons à apparence comestible sont donc interdits.
Les fermetures à glissière
Ziiiiiip, en un rien de temps le blouson de votre enfant est fermé. Pratique, la fermeture à glissière peut pourtant blesser votre petit si les normes de sécurité ne sont pas respectées. Les dents (des fermetures) trop saillantes et pointues sont évidemment interdites. En bas âge, nos trotteurs aventureux goûtent aux plaisirs de la découverte. Goûter est le terme exact ! Déterminés mais souvent imprudents tout passe par leur bouche, sans exception. S’il peut se détacher, le zip n’y échappera pas ! Garant de la sécurité, l’embout d’arrêt muni d’un stoppeur est donc obligatoire car il permet d’éviter au zip un voyage intestinal qui peut parfois tourner au cauchemar. Les fermetures à glissière doivent donc passer une batterie de tests pour vérifier leur résistance et empêcher que les zips puissent se détacher.
Des couches au pot, il y a un monde ! Aux prémices de leur autonomie, les mouvements manquent d’assurance et de précision et la braguette présente alors quelques dangers pour les garçons. Formée de nombreuses dents, elle doit posséder une parmenture intérieure - en quelque sorte un revers - pour éviter les blessures éventuelles.
Les broderies, les paillettes et les pompons :
Nos petits d’homme croquent la vie à pleines dents de lait. De découverte en découverte, d’expérience en expérience, ils découvrent les senteurs et les arômes. La bouche devient alors le chemin obligatoire de tout ce qui leur passe sous la main. Il est donc important que le surplus de doublure des finitions, comme les broderies et les appliqués, soit retiré de leurs vêtements. Scintillants, les vêtements décorés de paillettes, de pompons et de perles attirent les convoitises des petites filles. Mais leur coquetterie peut leur jouer des tours. Facilement détachables, ces bijoux vestimentaires - censés être interdits - deviennent vite dangereux. Si vous craquez pour un vêtement qui va à l’encontre de ces règles de sécurité, sachez qu’un risque subsiste.
Les bandes autoadhésives
Faciles d’utilisation, les enfants en raffolent. Pourtant les bandes autoadhésives ne peuvent pas être positionnées n’importe où. On ne doit pas les trouver à proximité du visage car elles risquent de blesser votre enfant. Pour les vêtements de bébé, la qualité de ces attaches doit être extra douce. Ainsi le contact avec la peau de bébé n’en sera que plus cotonneux et agréable.
Crédits photos : [Veer]