Le dépistage de la grande prématurité : premier bilan
La grande prématurité n’aura bientôt plus de secret pour les chercheurs. Une vaste étude menée sur le sujet dans la région Nord-Pas de Calais a déjà permis de dépister de nombreuses femmes présentant une modification de leur flore vaginale appelée "vaginose", et de faire un lien entre cette infection et les naissances de grands prématurés. Son nom : PREMEVA. Le point sur ses premiers résultats qui marquent déjà un grand pas dans la lutte contre la grande prématurité. (06/04/2010)
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Grande prématurité
Depuis le lancement de l’étude PREMEVA en 2006, près de 50 000 femmes ayant déjà eu une grossesse ou non se sont livrées à un prélèvement vaginal chez leur médecin généraliste, en laboratoire ou à la maternité. A l’issue de ce test gratuit et totalement indolore, près de 3470 femmes ont été dépistées positives à la vaginose. "Le plus grand programme de recherche régional de France en matière de prématurité permet aujourd'hui d'affirmer qu'environ 15 % des naissances de grands prématurés (moins de 6 mois de grossesse) sont dues à la présence de cette infection irritant les membranes de l'utérus et responsable de l'ouverture du col, indique le professeur Damien Subtil, gynécologue-obstétricien à l'hôpital Jeanne de Flandre à Lille, pilote de l’étude. Le but à terme est de permettre à toutes les femmes en début de grossesse d’effectuer ce dépistage pour éliminer tous risques de grande prématurité". Les femmes atteintes de vaginose ont ensuite pu bénéficier soit d’un traitement par antibiotiques, soit d’un placebo (sauf les femmes à risque qui ont toutes bénéficié du traitement par antibiotiques). Les résultats définitifs seront connus mi 2011.
Pour plus d’information :
http://premeva.free.fr/
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