Les solutions contre l’hyperactivité de bébé
On ne traite pas de la même façon un problème psychique passager et un Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) plus chronique. Médicaments, accompagnement psychologique, relaxation... zoom sur les solutions proposées à l’enfant. (23/02/2011)
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Bébé hyperactif et solutions
Votre enfant peut souffrir d’un problème ponctuel (dispute avec des camarades, naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur, déménagement, séparation parentale, dépression d’un proche…) et se renfermer sur lui-même. Ce mal-être entraîne alors souvent une anxiété, une agitation et manque d’attention de sa part. "Il est donc important qu’il puisse en discuter avec un pédopsychiatre qui lui apportera l’aide et le soutien nécessaires", conseille le docteur Olivier Revol, pédopsychiatre, chef de service du Centre de référence des troubles d’apprentissages au Centre hospitalier universitaire de Lyon (CHU) et auteur (*).
Si le trouble existe depuis qu’il est tout petit, votre enfant doit bénéficier d’une approche spécifique. Lorsque le pédopsychiatre identifie un Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), il va soit le traiter lui-même dans les formes légères, soit l’orienter vers une équipe hospitalière pluridisciplinaire (neuropédiatre, psychologue, neuropsychologue…) pour un bilan approfondi et complet (évaluation sur le plan du langage, du développement psychomoteur et de l’intelligence) et un diagnostic précis. Les spécialistes mettent ensuite en place une prise en charge thérapeutique adaptée à la gravité de ses symptômes et à leur impact sur sa vie quotidienne. Elle consiste pour certains en un traitement à base de psychotropes, prescrit dans les cas les plus sévères, pour d’autres, en des psychothérapies comportementales parfois associées à une rééducation psychomotrice et orthophonique en cas de formes sévères à modérées. "Au fil des années, l’objectif est d’amener progressivement l’enfant à se sentir mieux dans sa peau, à retrouver confiance en lui, à acquérir des réflexes de comportement et à apprendre à s’organiser et se concentrer, notamment pour améliorer son rapport avec son entourage (parents, frères et sœurs, camarades…) et mieux vaincre ses troubles des apprentissages", souligne le spécialiste.
Quelle que soit l’intensité du trouble, l’enfant agité, impulsif et en manque d’attention a avant tout besoin de la présence et du soutien de ses parents au quotidien. "Vous êtes là pour fixer des règles claires, des horaires précis pour les repas et le coucher, l’accompagner dans ses jeux et activités motrices et sportives afin de libérer son trop-plein d’énergie, et l’aider à se relaxer lors de retours au calme, recommande le pédopsychiatre. La punition systématique n’a guère d’effet positif sur son comportement. Au contraire, il a l’impression d’être exclu. Mieux vaut prévoir un système de récompenses et de sanctions pour lui éviter de dépasser votre seuil de tolérance mais aussi reconnaître et encourager ses progrès pour se stabiliser et canaliser son attention et en faire un enfant actif contrôlé." Il est souvent conseillé aux parents de le confier à des proches (grands-parents…) pour mieux récupérer et faire face à ses sursauts d’activités.
Pour plus d’informations
HyperSupers TDAH France
http://www.tdah-france.fr/
A lire
Comment élever un enfant hyperactif , Sophie Pensa, Editions Leducs (sortie mars 2011)
(*) J’ai un ado… mais je me soigne, Dr Oliver Revol, JC Lattès