Mode de garde : les crèches collectives
Qui va garder le petit dernier ? Budget, horaires, souplesse de fonctionnement, intérêt éducatif, autant de contraintes pouvant déterminer le choix d’un mode de garde. Parfois le choix ne relève pas hélas de votre envie mais plutôt des places disponibles en crèches collectives. Voici un rapide tour d’horizon des avantages et des inconvénients que présente ce mode de garde. (03/05/2011)
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La visite chez le médecin : obligatoire
Passage obligatoire de l’enfant avant son entrée dans une structure d’accueil, la visite chez le médecin valide son admission. Sachez que cette validation d’entrée dans une structure d’accueil peut également être faite par votre médecin de famille. Tenu comme le reste du personnel au secret professionnel, il vous interroge sur les éventuels antécédents et troubles qui ont pu survenir pendant la grossesse ou après l’accouchement. Ce médecin, pédiatre ou généraliste, suit de très près l’évolution de votre bébé. Une fois par trimestre, il vérifie la mise à jour de ses vaccins et l’ausculte.
Les crèches collectives (privées ou publiques) : sécurité et rigidité des horaires
L’essor des crèches date d’une trentaine d’années. Véritables cocons adaptés, elles accueillent généralement de 35 à 60 enfants âgés de deux mois et demi à trois ans. Dirigées par une directrice qualifiée, infirmière-puéricultrice diplômée d’Etat, ces structures accueillent vos enfants suivant des horaires très précis et non flexibles. Tout retard répété pourra engendrer une sanction radicale et sans appel. Les plages d’accueil varient en fonction des établissements mais s’étalent généralement de 7 heures du matin jusqu’à 19 heures du lundi au vendredi. Pour ce qui est du prix, celui-ci est fixé en fonction du nombre d’enfants que vous avez à charge et de vos ressources (barème établi par la CAF) ainsi que du statut de la crèche, selon qu’elle soit publique ou privée. Mais attention, les places sont rares, surtout dans certaines grandes agglomérations et particulièrement en région parisienne !
N’attendez pas l’accouchement, prenez vos précautions et prévoyez de vous inscrire dès la confirmation de votre grossesse, directement auprès de la crèche privée dans laquelle vous souhaitez intégrer votre enfant. Pour les crèches publiques, l’inscription passe par la mairie. Ce n’est pas une généralité mais sachez que certains établissements n’acceptent aucune inscription avant le 6ème mois de grossesse. Dans l’attente de votre progéniture, renseignez-vous sur le nombre de places disponibles auprès de votre commune et n’omettez surtout pas de reconfirmer votre inscription dès la naissance de bébé. Vous serez amené à remplir un dossier d’inscription dont les pièces à fournir sont les suivantes : un acte de naissance ou livret de famille, deux justificatifs de domicile, une déclaration de revenus de l’année en cours, les fiches de paye des trois derniers mois, le carnet de santé de votre enfant ainsi qu’une attestation de votre assurance responsabilité civile. Veillez à ce que votre enfant ait reçu les vaccinations obligatoires, sans quoi il restera sur le seuil de la porte. Le vaccin anti-rougeoleux n’est pas imposé mais il est cependant très conseillé.
Le personnel d’encadrement
Les auxiliaires de puériculture disposent d’un Diplôme Professionnel d’Auxiliaire de puériculture (DPAP) délivré au cours d’une formation d’un an ponctuée de stages. Sans se substituer aux parents, elles maternent les enfants et leur proposent des activités d’éveil adaptées à leurs envies et à leurs besoins. Ces professionnelles de la petite enfance sont dotées d’un sens de l’observation qu’elles ont su acquérir au cours de leurs différentes expériences. Entièrement réceptives aux sollicitations de l’enfant, elles prennent en compte ses origines sociales et culturelles. Tout au long du séjour, votre enfant est suivi par son auxiliaire de référence jusque l’âge de 2 ans. Selon une norme d’accueil définie par le Ministère de la Santé, ces professionnelles peuvent encadrer de 5 bébés crapahutant à 4 pattes, jusque 8 enfants qui marchent. Cette auxiliaire donne également les repas et les soins à votre bébé. Une petite révolution, le métier tend de plus en plus à se masculiniser.
Personnel à l’imagination débordante, l’Educateur de jeunes enfants prend en charge les enfants à partir de deux ans. Formé en psychologie et en éducation de l’enfant, il peut encadrer des groupes de 15 en aménageant les espaces en univers (poupées, peinture), en créant des ateliers, ou en rassemblant les troupes autour d’un conte. Il doit déceler le moindre trouble d’adaptation de votre enfant et les préparent à leur future scolarité.
Les crèches collectives : quels avantages ?
Les enfants évoluent dans un environnement contrôlé et parfaitement adapté à leur besoin où le personnel, totalement disponible, est formé à l’encadrement (auxiliaires de puériculture, éducatrices de jeunes enfants, puéricultrices, médecin et psychologue). Il veille à la santé, à la sécurité, au bien-être et au développement des bambins confiés. Il concourt également à l’intégration sociale des enfants. Cette socialisation est bénéfique pour le passage à l’école. Sur validation du médecin, les crèches acceptent les enfants atteints d’un handicap ou de maladie chronique. Seuls les enfants qui nécessitent des soins médicaux particuliers doivent être placés en pouponnières médicales. Par ailleurs, votre petit bout bénéficie d’un suivi médical régulier appuyé par la présence d’un pédiatre ou/et d’un psychologue, ce qui n’est pas sans vous rassurer. Le pédiatre contrôle l’hygiène de la structure et assiste aux différentes activités pour déceler d’éventuels handicaps.
Les crèches collectives : quels inconvénients ?
Les horaires proposés sont stricts et ne sont pas toujours adaptés à vos contraintes professionnelles, il est donc souvent nécessaire d’allier les crèches collectives avec une autre structure d’accueil. Le tempérament de votre enfant est également à prendre en compte. Au début, les bambins timides peuvent souffrir d’un manque de personnalisation, surtout pour les enfants uniques, habitués à attirer toutes les attentions. Mais la disponibilité des auxiliaires de puériculture permet une adaptation assez rapide. Par contre, il est possible que votre enfant ne s’adapte pas à cette nouvelle vie, privilégiez alors un autre mode de garde.
Si votre enfant tombe malade, présagez un refus à l’entrée de la crèche. Dans ce cas de figure, il est utile de prévoir une personne, souvent de la famille, pour prendre le relais. Malgré toutes ces précautions, la vie en collectivité risque de jouer sur la santé de bébé. Votre enfant s’expose et contracte toutes les maladies infantiles durant la première année de crèche, vous obligeant ainsi à prendre de multiples congés. Même si la crèche est ouverte 11 heures par jour, ce n’est pas une raison pour profiter de cette plage horaire pour vaquer à vos occupations personnelles, la crèche n’est qu’une liaison et ne doit pas se substituer au rôle parental. Favorable au développement de votre bébé, il est prouvé qu’au-delà de 40 heures par semaine, les résultats sont inversés.
Lire aussi : « crèches familiales », « crèches parentales », « haltes-garderies » et « garde d’enfants au domicile », « assistantes maternelles »
Sources :
Crèches, nounous et Cie (Editions Albin Michel), Anne Wagner et Jacqueline Tarkiel
http://www.caf.fr/
Crédits photos : [Veer]