Untitled [1] 
Untitled [2] 
péridurale

Péridurale… même pas mal ?

Jour J de la grossesse, l’accouchement fait souvent l’effet d’un grand plongeon dans l’inconnu. Surtout lorsqu’il s’agit de mettre au monde un premier bébé. Les petites anecdotes et les conseils de «celles qui sont déjà passées par là» n’arrangent rien, au contraire ! Au premier rang des préoccupations d’une femme qui pense à son accouchement, il y a bien sûr la douleur : comment la supporter, la gérer, la diminuer et ne pas la laisser «gâcher» le bonheur de vivre ce moment unique et intense qu’est la naissance de son enfant. Se pose alors la question cruciale de la péridurale… (29/05/2008)

Tags associés : Péridurale - Anesthésie accouchement




Le droit et le choix de ne pas souffrir.

L’idée qu’une femme n’a pas d’autre alternative que d’enfanter dans la douleur a fait son temps. Et on ne peut que s’en réjouir ! Avec l’apparition de la péridurale, et sa généralisation depuis une vingtaine d’années, une future maman a gagné le droit de moins souffrir, et la liberté de choisir la manière dont elle souhaite vivre son accouchement. En 2003, plus de 62% des femmes en France ont ainsi accouché «sous péridurale» selon les chiffres du ministère de la santé.

Une solution miracle ?

La péridurale est une injection, dite « locorégionale », d’un anesthésique faiblement dosé ayant pour but d’endormir la douleur. Elle agit donc uniquement sur une partie bien précise du corps. La future maman garde toutes ses sensations. Elle peut sentir son ventre se durcir, ressentir les contractions, sans pour autant avoir mal, suivre le cheminement de son bébé, rester efficace pendant le travail… et participer pleinement à son accouchement. La péridurale peut se pratiquer lors d’un accouchement par voie naturelle ou par césarienne. Pour une césarienne programmée, on a de plus en plus souvent recours à la rachianesthésie. Cette variante de la péridurale est une anesthésie locale : le produit anesthésiant, injecté en une seule fois entre 2 vertèbres, a une action rapide et permet à la maman de rester consciente.

 

Péridurale mode d’emploi.

Autour de la péridurale, certaines questions reviennent fréquemment. Tentons d’y répondre avec un maximum de clarté et de précision.

 

Toutes les femmes peuvent-elles avoir recours à la péridurale ?

Les contre-indications sont très rares et sont souvent liées à des problèmes sanguins, de coagulation par exemple. C’est pourquoi la visite préalable chez l’anesthésiste est obligatoire (que vous ayez choisi la péridurale ou pas). Celle-ci a lieu au cours du 8ème mois de grossesse. Elle comporte un bilan sanguin complet ainsi qu’un examen des antécédents médicaux pour déceler les éventuels risques. C’est aussi le moment de poser toutes les questions qui vous trottent dans la tête avant de faire votre choix.

 

Quand doit-on se décider ?

La péridurale se fait en cours d’accouchement. En théorie, l’anesthésiste peut donc intervenir jusqu’au tout dernier moment… ou presque ! Car lorsque le col est dilaté à 6-7, c’est trop tard ! Le moment précis de l’intervention dépend surtout de vous. La perception de la douleur étant très subjective et variable d’une personne à l’autre : c’est à vous de dire « stop » et de réclamer votre péridurale. Et même si votre choix est fait avant l’accouchement, envisagez quand même l’éventualité de ne pas pouvoir bénéficier d’une péridurale le moment venu, et ce, pour différentes raisons (urgence en cours d’accouchement, absence ou indisponibilité de l’anesthésiste…)

 

Comment ça se passe ?

Vous êtes assise, le dos un peu arrondi pour faciliter la pose. Une très légère anesthésie locale est préalablement pratiquée afin d’insensibiliser la région de l’injection. L’anesthésiste introduit ensuite très progressivement la fameuse grande aiguille (d’une dizaine de centimètres) entre deux vertèbres. Puis, il place un cathéter qui va diffuser le produit anesthésiant en continu. Même si cette description peut paraître impressionnante, rassurez-vous. Décontractez-vous et laissez-vous guider en toute confiance. Vous ne sentirez presque rien. De plus, vous n’êtes pas directement spectatrice de l’opération. Ce qui n’est pas le cas de papa ! Voilà pourquoi, on lui demande de s’éloigner le temps de l’injection.

Que ressent-on après l’injection ?

De légers picotements comme des fourmis dans les jambes, une impression de lourdeur. Rien de très gênant. Après quelques minutes, la douleur provoquée par les contractions s’estompe jusqu’à disparaître. Si ce n’est pas le cas : signalez-le à l’obstétricien ou à la sage-femme qui vous accouche. Il se peut alors qu’une nouvelle injection soit pratiquée.

Quels sont les effets secondaires ?

Ils sont inexistants ou presque. Parfois quelques maux de tête. Quant au mal de dos fréquemment évoqué, une récente étude a prouvé qu’il n’y avait aucun lien de cause à effet avec la péridurale. Ces douleurs dorsales étant plutôt la conséquence de la fatigue accumulée pendant la grossesse et de l’effort fourni lors de l’accouchement. Cette intervention n’a pas non plus d’influence néfaste sur le bien-être de votre bébé.

 

Il reste que la péridurale est un acte médical. Elle peut donc entraîner des complications plus ou moins graves. Celles-ci sont extrêmement rares. Et on peut affirmer que la très grande majorité des accouchements sous péridurale se déroule sans aucun souci.

 

 

C’est fait pour moi ?

Maintenant que vous savez à quoi vous en tenir, il vous reste à réfléchir à la façon dont vous souhaitez accoucher. Ce choix vous appartient. Il s’agit de votre accouchement, de votre expérience, de votre histoire. La péridurale va en effet agir sur votre douleur mais aussi sur votre perception de l’événement et sur vos émotions. La crainte d’avoir mal écartée, vous serez sans doute plus sereine, plus attentive à ce qui se passe en vous et autour de vous. Le travail s’en trouvera peut-être facilité, voire naturellement accéléré. Les effets concernent aussi le papa, qui se sent souvent dépassé par la douleur (et la violence avec laquelle une femme peut l’exprimer) et par son incapacité à la soulager. Le calme relatif qui suit une péridurale a toutes les chances de l’aider à se détendre lui aussi.

 

Il faut également savoir que cette opération, qui a connu de grands progrès ces dernières années, va encore évoluer. La péridurale auto dosée en est l’exemple. Dans ce cas, la maman garde à portée de main une poire contenant le produit analgésique, elle peut ainsi agir directement sur la dose de produit diffusé via le cathéter, selon l’intensité de la douleur. On pratique également aujourd’hui la «péridurale déambulatoire». Encore plus faiblement dosée, elle permet aux mamans de se lever (d’où son nom) pendant le travail : la position debout facilitant la «descente de bébé». Le tout sous la surveillance constante d’une sage-femme.

 

 

Bien entendu, il existe d’autres méthodes pour «apprivoiser» sa douleur. Des techniques douces comme la sophrologie ou l’haptonomie peuvent se révéler utiles. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’une sage-femme pendant votre préparation à l’accouchement. Mais la méthode la plus efficace reste médicale. Et c’est la péridurale. Alors, si vous souhaitez en bénéficier, il y a une précaution à prendre absolument : vous assurer que la maternité que vous avez choisie vous garantit la présence d’un anesthésiste sur place 24 h sur 24… même au cœur de la nuit, même en plein week-end !

 

 

Sources :

Au monde Ce qu'accoucher veut dire : une sage-femme raconte (Editions La Martinière, 2003) Chantal Birman. Les femmes et les bébés d'abord (Editions Albin Michel, 2001), Myriam Szejer & Francine Dauphin. Attendre mon enfant aujourd’hui (Editions Robert Laffont, 2003), Edwige Antier

Vivre sa grossesse et son accouchement "Une naissance heureuse"(Editions Chronique Sociale), Isabelle Brabant.


Crédits photos : [Image Source]
   

    Les avis des Internautes


Sophie le 04/01/2012 23:32:45

Bonjour et bonne année à toutes! J'étais très sceptique en ce qui concerne la peridurale car j'avais entendu beaucoup de mamans ayant eu de mauvaises expériences. Finalement mon accouchement a été presque idyllique grace à cela! Avant d'avoir la peridurale j'étais crispée à cause de la douleur et je sentais que je "bloquais" le bébé. Ensuite tout est allé très vite, je n'ai presque plus rien senti, j'ai même du regardé le monitoring pour savoir quand pousser mais paradoxalement je sentais ce qui se passait. La péridurale m'a finalement aidé à me détendre et bébé est sorti plus vite (arrivée à la maternité vers 22h00, bébé est né à 5h00). Je trouve que c'est bien de raconter nos bonnes expériences aussi car les commentaires sont souvent négatifs et font peur aux futures mamans! ah oui!! évitez les forums à tout prix! ;) Bonne soirée!!
beranjaq le 01/02/2011 09:44:20

La péridurale m'a très bien soulagée, après des heures de contractions douloureuses accompagnées de vomissements. Cependant j'ai eu une brèche durale, c'est-à-dire que la pose du cathéter a été mal faite (l'aiguille a été trop loin) et j'ai subi 5 longs jours de céphalées, acouphènes, douleurs au cou. Absolument impossible de me lever (sensation de poids énorme dans la tête)... je n'ai pas pu m'occuper de mon bébé durant ces 5 jours... par chance, j'ai réussi à l'allaiter. J'ai subi 2 blood-patch (le premier ayant échoué). Et enfin, au 5è jour, j'ai enfin pu me lever. Alors pour conclure, la péridurale est très efficace pour ne pas souffrir lors de l'accouchement, mais non dénuée de risque (malheureusement, je suis tombée sur une interne, mal encadrée, en fin de garde, fatiguée, stressée... et voilà le résultat!).
FOFANA LAPLANTE le 30/01/2011 03:20:25

Et bien moi j'ai accouchée le mercredi 27 octobre 2010 a 11h05 d'un petit Elidjah de 4kg270.Et oui 4kg et par voie basse, quel exploit!! Je suis arrivée a la maternité le mardi 26 octobre vers 3h du mat' avec quelques contractions qui était tout a fais tolérable et j'ai étais tous de suite prise en charge par l'équipe médicale après avoir vu que j'avais rompu une des deux poches des eaux. Mon cas étais très spécial étant donné que j'étais en dépassement de terme soit 41 semaines +5jours et le déclenchement été programmé pour le jeudi 28. Malgré que je redoutée d'être déclenchée,bébé a fini par comprendre mon désarroi a fini par pointer le bout de son nez de lui même. Dans tout ce stress je n'avais pas remarqué que le travail commencer malgré les tiraillements au bas ventre,malgré la sensation d'humidité dans mes sous vêtements. Heureusement que mon mari étais la pour me pousser à aller consulter aux urgences,sinon j'aurais attendu jusqu'au petit matin.Arriver en salle de consulte j'étais ouverte a 3 doigts l'anesthésiste a tarder pour venir mais j'ai eu droit a la péridurale.Pour ma part la péridurale m'a soulager au niveau des contractions mais ca ne m'a pas soulagée au niveau des douleurs du bassins j'ai subit jusqu'à la délivrance.Vous connaissez la suite pour toutes celles qui sont passées par la, car c'est que du bonheur et je vis des moments exceptionnel avec mon fils qui a 3 mois aujourd'hui a par qu'il ne fais encore ses nuits.Merci
crocrole le 25/01/2011 23:05:35

j'ai accouché le 20.01.2011(un jeudi) d'un petit Ryan. Mes contractions ont commencées le mercredi matin jusqu'a la délivrance due a la péridurale vers 1h du matin le jeudi. Personnellement j'appréhendais beaucoup car je déteste ,comme beaucoup de monde, les aiguilles...surtout apres avoir entendu les témoignages de copines étant passées par la... Au final je bénie celui qui a inventé la péridurale ! la petite anesthésie locale du début a fait passé l'aiguille finale comme une lettre a la poste. Résultat? le bonheur de tout ressentir et vivre sans aucune douleur. Les contractions qui me paraissaient interminables et qui m'auraient donné envie de "mourir" sont tout a coup devenues de simples sensations de ventre tendu et de pression dans le bas du dos. Une sensation de maitriser les choses qui vous libère de toute angoisse et qui vous permet de profiter de chaque instant jusque l'arrivée de l'être tant attendu. Et puis au final, j'ai entrevu la fameuse aiguille...pas si terrible que ca au fond.
valerianne le 25/01/2011 15:59:31

Je voulais la péridurale ! Après tout, pourquoi enfanter dans la douleur si cette possibilité existe !? Le fait que l'injection se fasse dans le dos m'a bcp aidé car j'ai des problèmes avec la vue des aiguilles. Mais le premier anesthesiant n'a rien fait du tout, et quand on me pique et qu'on me dit de m'appuyer dessus, je peux pas ! L'anesthésiste s'y est donc repris à 3 fois pour me piquer, et c'est finalement la sage-femme placée devant moi qui m'a poussé en arrière par les épaules. Le temps que ça agisse parait très long, mais entre avoir mal 30 mn et avoir mal 10h, c'est tout réfléchi !

De votre désir d’enfant jusqu’à ses 3 ans, Planet vertbaudet vous accompagne : échanger sur les forums, partager avec les blogs, s’informer avec les articles…Découvrez-nous grâce à la visite guidée et rejoignez la communauté!

Copyright © 2012 Planet Vertbaudet. Tous droits réservés

Conditions d'utilisation - Signalez un abus - Aide