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Périnée et grossesse

Périnée et grossesse : y’a du travail !

Périnée et grossesse : 2 termes qu’on a raison d’associer ! Car le périnée est très sollicité pendant la grossesse, pour soutenir l’utérus, et pendant l’accouchement, lors du passage de bébé. Il est donc capital de faire travailler son périnée pendant cette période, et avant toute chose, de savoir le situer ! Quelques repères pour y voir plus clair… (24/10/2008)

Tags associés : Périnée grossesse - Périnée accouchement




Périnée et grossesse : un peu d’anatomie…

Le périnée, un grand inconnu… que les femmes devraient pourtant apprendre à connaître pendant leur grossesse, tant il est mis à rude épreuve !

D’abord, savez-vous le situer, ce fameux périnée ? Le périnée se trouve dans la partie basse du tronc, il forme le fond du bassin.

 

C’est un losange qui relie 4 saillies osseuses : le pubis, le coccyx, et les 2 ischions (les ischions sont cette partie coudée du bassin sur laquelle on s’assied). Il est percé de 3 orifices, l’urètre, le vagin et l’anus.

Le terme « périnée » désigne une partie du corps, avec de la peau, des nerfs, des orifices, des vaisseaux, et aussi des muscles, et ces muscles-là sont très importants ! En effet, le « plancher musculaire pelvien » - comme son nom l’indique – soutient les viscères du petit bassin, c’est-à-dire la vessie, l’utérus et le rectum. Vous commencez à percevoir l’importance de ces muscles ?!

 

Pour être précis, on trouve 2 couches de muscles dans le périnée : le plan superficiel (le plus en bas) avec des muscles allongés et croisés : ils sont tendus d’avant en arrière (entre le pubis et l’anus) et latéralement, entre les 2 ischions. À ce niveau, on trouve aussi les sphincters, ces petits muscles qui nous servent à faire pipi… ou pas !

Au-dessus du périnée superficiel, il y a les muscles du périnée profond, larges et épais : le releveur de l’anus et le faisceau pubo-rectal. Ils sont en forme de hamac car ils soutiennent 3 viscères placés « en escalier » de bas en haut, la vessie, l’utérus et le rectum. Du coup, une bonne tonicité de ces muscles est indispensable pour éviter le « prolapsus » ou descentes d’organes.

 

Soutenir, c’est donc la mission capitale du périnée. Mais c’est aussi un lieu de passages, avec ses 3 orifices. Le périnée, c’est donc un acteur qui doit s’adapter : il doit être ferme et fort la plupart du temps, et souple de temps en temps, pour que les passages se fassent en douceur… surtout le jour de l’accouchement !

 

 

Le périnée au cours de la grossesse : capital !

Le périnée est donc une partie de notre corps à ne pas négliger… Et en particulier au cours de la grossesse, une période où il n’a pas le temps de chômer ! Pensez : enceinte, notre utérus pèse 20 à 30 fois plus lourd qu’en temps normal. Et c’est le périnée qui doit s’y coller pour soutenir le tout !

C’est aussi la bonne tonicité du périnée – et des sphincters en particuliers - qui permettra d’éviter d’éventuelles fuites urinaires en riant ou en toussant, incidents plus fréquents enceinte, puisque que la vessie se trouve comprimée sous l’utérus…

Puis, pendant les phases du travail lors de l’accouchement, le périnée sera aussi sollicité, lors de la poussée et de l’expulsion (cf paragraphe suivant).

 

Comment peut-on préserver notre périnée au cours de la grossesse ?

Le premier travail à faire est de se représenter mentalement ce périnée qu’on a jusqu’ici ignoré, en général… D’où l’importance des précisions anatomiques ci-dessus. L’objectif est d’affiner progressivement vos sensations : distinguer les différents muscles de cette petite zone, apprendre à les contracter à différentes intensités… mais aussi à les décontracter !

Cette règle est très importante : « muscler » son périnée, c’est savoir le contracter et le relâcher, comme vous devrez le faire le jour de l’accouchement. Vous pourrez apprendre des exercices spécifiques lors des cours de préparation à l’accouchement : ne les zappez pas et commencez dès le 2ème trimestre ! La sage-femme vous précisera sans doute les limites du célèbre « stop-pipi » : en réalité, cet exercice a pour but de vous faire prendre conscience de vos sphincters. Il ne faut pas en abuser, car cela pourrait dérégler votre réflexe de miction. De plus, avec le « stop-pipi », il reste un peu d’urine non évacuée dans la vessie, ce qui peut provoquer des infections urinaires.

 

La sage-femme vous enseignera aussi des exercices plus généraux d’étirements et de respiration. L’idée, c’est de ne pas se focaliser exclusivement sur le périnée, sous peine de se crisper : l’inverse du résultat escompté !

 

 

Sources :

Le périnée féminin et l’accouchement (éditions désiris), Blandine Calais-Germain, 2007

1 L’épisiotomie, Recommandations pour la pratique clinique, CNGOF, 2005, document téléchargeable.

http://www.cngof.asso.fr/D_TELE/rpc_episio2005.pdf


Crédits photos : [veer]
   

    Les avis des Internautes


kotipiak le 07/02/2011 09:07:13

Les gynécos, en général , ne nous parlent pas du périnée, son importance, comment le muscler. Ils devraient, pour eux tout coule de source , on doit se connaître et savoir "l'entretenir". Je suis désolée mais bon nombres de femmes ne le savent pas et risque des complications après accouchement. Bon courage à toutes
liliana le 28/10/2008 13:57:22

Et pourtant on m'a coupée!sans commentaire!sois disons pour eviter la dechirure!
didine75 le 24/10/2008 16:15:37

je pense qu'on ne se rend pas bien compte de l'importance du périnée dans la vie de tous les jours et surtout justement pendant la grossesse. au moins maintenant on est averti

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