Paroles de mères !
- « Je voudrais votre avis sur la préparation à l'accouchement. Qu’en pensez-vous ? Et surtout qu'est ce que cela vous a apporté? (Didounette, « foromeuse » sur Planet Vertbaudet)
- « Je suis maman de deux petites puces, Maëlis 3 ans et Callie 3 mois et demi. Je ne sais pas comment j’aurais fait sans la préparation à l'accouchement ! » (axl, foromeuse de Planet Vertbaudet et mère de 2 enfants)
Ce dialogue entre 2 mamans de Planet Vertbaudet met le doigt sur une vérité qui touche de plus en plus de futures mamans. Nombreuses sont les mères qui, face au large choix des méthodes proposées, se sentent perdues. Elles se posent aussi la question de leur véritable utilité. Pourtant le grand jour – qu’est l’accouchement - se prépare ! Que se cache-t-il derrière le terme « préparation à la naissance et à la parentalité » (leur nom exact) ? Pourquoi nos futures mamans s’en désintéressent-elles ?
Une qualité inégale
Ne nous voilons pas la face ! Les cours de préparation à la naissance prodigués en France sont de qualité inégale. Leur valeur dépend de variables tangibles : de la maternité en passant par les sages-femmes elles-mêmes - certaines étant plus compétentes que d’autres, plus ou moins attentives, plus ou moins passionnées ! Ensuite, l’ensemble des méthodes – lorsqu’elles sont connues - ne peut pas convenir à tout le monde. Haptonomie, chant prénatal, yoga et grossesse, sophrologie prénatale, méthode Pilates, préparation classique, préparation en piscine, fasciathérapie… autant de formes de préparation à l’accouchement que de manières de les appréhender ; et que de prix pratiqués ! C’est dire les difficultés à choisir la plus adaptée.
Les cours de préparation à la naissance ne doivent pas être l’apanage exclusif de certaines femmes, chanceuses de tomber sur une bonne maternité ou avec des sages-femmes volontaires et enthousiastes. Laissez-vous guider par le « bouche à oreille », c’est encore le meilleur moyen de ne pas vous tromper. Menez votre petite enquête en bon Sherlock Holmes que vous êtes ! Dans le pire des cas, si la première séance est trop décevante, changez de crémerie.
Quand on veut, on ne peut pas toujours !
« Ça y est, chéri c’est décidé… ». Parmi le panel de méthodes de préparation à la naissance, vous avez hésité longuement avant de vous arrêter sur celle qui vous convenait le mieux ! Mais d’autres obstacles entravent votre route vers l’information et la préparation… Primo, certaines ne sont pas remboursées ou que partiellement ! Hormis la méthode classique et la sophrologie, les autres ne bénéficient d’aucun remboursement côté CPAM. Rapprochez-vous donc de votre Mutuelle pour savoir si elle prend en charge la méthode de préparation à la naissance que vous aurez durement choisie. Secundo, ce n’est pas tout de trouver la méthode qui nous correspond, encore faut-il qu’il y ait de la place ! Certains cours sont parfois bondés.
L’avènement de la péridurale
Pour bien des femmes, la douleur trouve sa place au panthéon des tracas pré-accouchement. La péridurale, c’est 25 ans d’histoire et 2/3 des accouchements. D’une grande aide, elle ne vous exempte pas d’une préparation à la naissance ! Même si cette demande de confort – qu’est la péridurale - est légitime, elle reste un palliatif à la douleur et non un apport d’informations. De plus, quand certaines femmes ne veulent pas être dépossédées de leur accouchement et mettent un point d’honneur à le vivre de la manière la plus naturelle possible – non pas que la péridurale soit « antinaturelle » - d’autres ne peuvent pas en bénéficier pour des raisons médicales. Inutile de compter sur la péridurale pour répondre à vos questions ! Vous devez aller chercher l’information où elle se trouve, et ce n’est pas auprès d’un cathéter que vous trouverez réponses à vos questions. Pourtant, l’arrivée de la péridurale a relégué les cours de préparation à la naissance au rang de facultatif, aux yeux de certaines mamans.
Les préparations à la naissance : à quoi servent-elles ?
Feu la respiration du petit chien, les années 60 sont loin derrière nous…Pourtant, difficile de dire avec exactitude ce qui se cache derrière le terme « préparation à la naissance » ! Un mélange subtil de théorie et de pratique, d’explications et d’écoute…les cours de préparation sont un accompagnement précieux du 4ème mois de grossesse (l’idéal pour commencer) jusqu’à l’accouchement. Loin du cours magistral d’obstétrique, ces cours sont l’occasion d’échanger autour du ventre rond.
Pourquoi je ressens des bulles dans mon ventre ? Je suis devenue une vraie gloutonne, les fringales rythment mes journées, est-ce normal ? Ces professionnelles répondent à vos questions, désamorcent vos craintes sans tabous. Informations sur la péridurale, les phases du travail, les forceps, l’épisiotomie, la césarienne… sur les contractions. Maîtrise du souffle et de la douleur, le tout dans un cours collectif où vous aurez l’occasion de partager vos expériences avec vos consœurs. N’hésitez pas à vous informer, c’est encore la meilleure source de motivation.
A chaque personnalité sa méthode.
« J'ai choisi les cours en piscine pour la première et comme tout s'était bien passé à l'accouchement, j'ai fait la même chose pour la deuxième, j'avais en plus très mal au dos », nous confie une internaute.
Vous souhaitez impliquer le futur papa – qui pendant la grossesse se sent peut-être abandonné, extérieur à ce phénomène tellement personnel qu’est la grossesse ? Et bien privilégiez l’haptonomie. Vous avez toujours rêvé de devenir une diva, n’hésitez pas et laissez-vous porter par le chant prénatal. Fan de Laure Manaudou, le dos crawlé n’a plus de secret pour vous, relaxez-vous en milieu aquatique avec la préparation en piscine… Vous trouverez dans chacune des méthodes de quoi satisfaire vos attentes, encore faut-il trouver celle qui vous correspond le mieux. Après, rien ne vous empêche de participer à plusieurs méthodes : rien ne vaut une dose d’haptonomie et un soupçon de préparation classique pour vous sentir fin prête pour le jour « j ».
Femme et vie active
Il est fini le temps où les futures mamans restaient bien au chaud à la maison dans l’attente du jour fatidique. Malgré les nausées, la fatigue et les jambes lourdes, aujourd’hui les femmes enceintes mettent un point d’honneur à travailler. L’équation travail / grossesse existe bel et bien. Nos « working mother » trouvent dans le travail un équilibre. De plus, la grossesse n’est pas une maladie. Il faut juste prendre ses précautions. Pendant les premiers mois, aucune contre-indication. Quant au deuxième trimestre, il faudra faire preuve de vigilance surtout pour celles qui exercent un travail éprouvant physiquement. Mais leur travail – qu’elles exercent souvent à plein temps (en tout cas pour les primipares) - les accapare. Dur dans une telle situation de trouver le temps de participer à des cours de préparation à la naissance. Cours qui d’ailleurs sont souvent pris lors du congé maternité, lorsqu’ils sont bookés !
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