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Protéger ou surprotéger bébé : jusqu'où aller ?

Protéger ou surprotéger bébé : jusqu'où aller ? - Forum Planet Vertbaudet

Quand on est  jeunes parents, il est naturel et essentiel de protéger son bébé. Mais à trop vouloir lui éviter tous les « dangers » et gommer toutes les difficultés, il arrive parfois que l'on tombe dans le piège de la surprotection. Pourtant, à chaque étape de son évolution et de son développement, un enfant a besoin d'expérimenter, de tenter et de se tromper. 

 

Par : Valérie Mocydlarz

S'il faut bien sûr faire preuve de vigilance afin de minimiser les risques, une attitude trop protectrice peut avoir des effets négatifs, voire même, devenir un réel handicap. Comme souvent dans le rôle de parents, tout est question d'équilibre...

 

Comment reconnaître un comportement surprotecteur ?

 

Se précipiter aux moindres pleurs, se montrer réticent(e) à l'idée de confier bébé, renoncer à une sortie plutôt que d'appeler une baby-sitter, suivre son enfant à la trace dès qu'il s'éloigne un peu, prendre systématiquement son « parti »,  aller au devant de toutes ses demandes, ne pas supporter qu'il soit triste, en colère, en difficulté et tout mettre en œuvre pour lui éviter ces situations... Voilà quelques-unes des attitudes surprotectrices de ceux que l'on appelle les parents-poules ou parents-hélicoptères. Vouloir offrir le maximum de bien-être et faire à tout prix le bonheur de son enfant est certes une motivation louable. Mais, à la longue, ces types de comportements ont surtout pour effet d'empêcher toute confrontation avec la réalité et les aléas de la vie. Ce qui n'est pas sans conséquence.
 

Les impacts de la surprotection sur un enfant

 
Acquisition ralentie de l'autonomie
Aplanir toutes les difficultés a tendance à maintenir l'enfant dans un état de dépendance. Il peut y voir un signe de son incapacité à se débrouiller par lui-même, et donc, le freiner dans son développement et sa volonté naturelle à aller de l'avant. Or, si un enfant ne se trompe pas, il n'apprend pas !
 
Faible estime de soi
« Fais attention, tu vas tomber, attends je vais le faire, tu es trop petit, tu ne vas pas y arriver... » Répétées, ces phrases, en apparence anodines, peuvent peuvent être perçues par un enfant comme un manque de confiance de la part de ses parents et de son entourage. Or, la confiance est à la base de l'estime de soi. A contrario, un enfant négligé et livré à lui-même, qui ne sent ni soutenu, ni accompagné par ses parents, peut lui aussi, souffrir d'une faible « estime de lui ». Pas si facile de trouver le bon dosage.
 
• Difficultés d'adaptation et de socialisation.
Certains enfants se réfugient parfois dans la surprotection, jusqu'au point de ne se sentir bien et en sécurité qu'à l’intérieur de ce cocon tissé autour de lui par ses parents. Hors de celui-ci, ils peuvent alors se montrer craintifs, mal à l'aise, négatifs voire même parfois un peu agressifs. Une attitude dont il est bien difficile de se débarrasser en grandissant.
  
 
Syndrome de l'enfant « roi »
Les échecs et les frustrations, au même titre les encouragements et les compliments, participent à l'épanouissement. En considérant la satisfaction et le plaisir immédiats comme une priorité absolue, les parents se soumettent aux désirs de leur enfant, qui finit par se comporter en véritable petit tyran, et ce, bien malgré lui !
 

Parents anxieux... enfants anxieux ?

 

Dans le climat et la société actuels, l'anxiété est une sensation très répandue. Certains parents se montrent de plus en plus inquiets et finissent par envisager le monde comme une source de dangers potentiels. Pour essayer de se rassurer, ils ont donc tendance à tisser un filet de surprotection autour de leur projéniture. Mais avoir un papa et/ou une maman anxieux fait-il forcément un enfant anxieux ? Ce raccourci peut paraître un peu simpliste mais il n’est pas sans fondements.  

 

Un enfant peut percevoir très intensément la peur de ses parents, jusqu'à la ressentir à son tour. Il développe alors une perception fragile et vulnérable de lui-même. Cette image renvoyée aux parents a pour effet d'augmenter leur inquiétude, et donc, de légitimer et renforcer encore leurs attitudes de surprotection : un cercle vicieux qui peut s'avérer très néfaste pour le développement. Voilà pourquoi, il est essentiel de transmettre le moins possible nos peurs et nos angoisses aux petits. Bien sûr, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse. Car un enfant qui se sent « négligé » risque lui aussi de développer un sentiment d'insécurité.
 
Pour favoriser l'estime de soi et développer la confiance, les marques d’amour et de valorisation ne doivent en aucun cas faire oublier l'importance de la confrontation au réel et l'obligation de poser des limites. Car c'est justement ce cadre structurant qui peut aider à tracer la frontière entre protection et surprotection. Mais, c'est bien connu : le parent parfait n'existe pas ! Comme toujours, c'est donc à chacun de trouver le juste milieu et l'attitude la mieux adaptée. 

 

Sources

Le meilleur pour mon enfant, la méthode des parents qui ne lisent pas les livres d'éducation de Guillemette Faure – Editions Les Arènes
Le syndrome de la mère poule de Michael Ungal - Editions Marabout
Les 10 commandements du bon sens éducatif de Didier Pleux - Editions Odile Jacob

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