Les sports à ne pas faire pendant la grossesse : du bon sens !
Une précision avant toute chose : si vous étiez allergique au sport avant votre grossesse, les 9 mois à venir ne sont pas la période idéale pour vous transformer en championne de patinage artistique ! En effet, des efforts trop violents sur un organisme non entraîné provoqueraient un afflux de sang vers les muscles, privant ainsi d’oxygène l’utérus, l’embryon et le placenta. Alors, commencer la gymnastique douce enceinte, oui, vous mettre à pratiquer intensément une activité sportive, non. Attendez l’année prochaine pour les bonnes résolutions !
À l’inverse, si vous étiez une fervente sportive auparavant, pas question de tout arrêter… Sous peine de sinistrose, comme Maria, adepte du sport à haute dose avec ses 8H hebdomadaires : « Arrêter le sport, c’était inimaginable pour moi, j’en ai trop besoin ! Mais j’ai réduit à 4H par semaine, avec des séances plus courtes de 3/4 d’heure. J’ai demandé à mon prof de fitness de me faire un programme spécifique, tout en douceur ».
Il faut donc adapter sa pratique sportive à son nouvel état, et, si on a le moindre doute ou en cas de complications éventuelles, demander conseil à son médecin.
Si le sport pendant la grossesse n’est pas interdit, certaines pratiques sont néanmoins fortement déconseillées. À proscrire : le ski, le VTT, le jogging, la moto, l’alpinisme, le tennis, le basket, le volley, le patinage, les sports de combat… Et aussi, au grand dam d’Audrey, cavalière émérite, l’équitation. « Je pensais qu’en n’allant pas au trot ou au galop, c’était possible, mais mon médecin m’a expliqué que, même au pas, c’était risqué pour mon bébé à cause des chutes ».
En résumé, le bon sens impose donc d’éviter les sports trop violents pendant la grossesse et ce pour deux raisons : la première, c’est que l’embryon risquerait de pâtir d’un manque d’oxygène si le sport pratiqué entraîne de votre part un effort physique trop important. Et deuxièmement, vous pourriez chuter en pratiquant certains sports et augmenter ainsi le risque de fausse-couche. Sans compter les éventuelles complications pour vous-même en cas de fracture, puisque vos os sont déjà fragilisés pendant la période de la grossesse.
Quand le sport et la grossesse ont du bon !
Les bénéfices d’une activité sportive régulière sur notre santé ne sont plus à démontrer. C’est encore plus vrai enceinte : avec des sports « doux », la future maman améliorera sa circulation sanguine, son souffle, son oxygénation et son transit…Autrement dit, toutes ces fonctions qui sont souvent perturbées pendant la grossesse, provoquant ainsi un cortège de petits maux désagréables.
De plus, pratiquer un sport modérément pendant la grossesse vous permettra de prévenir le mal de dos, si fréquent lorsqu’on est enceinte ! La solution pour soulager son dos : entretenir ses muscles abdominaux, des grands droits aux obliques ! Attention toutefois de faire preuve de modération dans ces exercices, et de se faire épauler au besoin par des professionnels, kinés ou moniteurs compétents, pour apprendre à effectuer les mouvements correctement.
Enfin, si vous êtes un peu stressée par la grossesse et les multiples changements à venir dans votre vie, rien de tel qu’une activité physique pour vous libérer l’esprit et vous redonner le moral, grâce à la sécrétion des fameuses endomorphines.
Vous sentir en pleine forme vous permettra d’aborder plus sereinement le grand jour de l’accouchement. Lors des cours de préparation à l’accouchement dispensés par les maternités ou les sages-femmes, vous aborderez les techniques de respiration ou de relaxation. Il existe également des cours de préparation en piscine ou par le yoga, plus spécifiquement axés sur les exercices physiques. L’avantage est double : le jour J, bien sûr, votre corps sera mieux préparé. Mais votre tête aussi : savoir que l’on sera physiquement capable de « tenir le choc » permet d’être beaucoup plus zen à l’approche de l’accouchement !
Bons conseils pour les bons sports pendant la grossesse
Certains sports sont particulièrement bien adaptés pendant la grossesse. Au hit-parade des activités sportives bénéfiques et sans danger lors d’une grossesse « classique », on trouve la marche, la gymnastique douce et la natation.
La marche présente l’avantage de pouvoir être facilement pratiquée, sans technique spécifique ni équipement particulier, hormis une paire de chaussures un peu confortables. Marcher fait travailler tout le corps de manière équilibrée, selon un effort régulier. Cette activité permet d’améliorer la circulation sanguine, et d’exercer les poumons et le cœur. Dans ce domaine, mieux vaut souvent que longtemps ! Préférez une demi-heure de marche par jour à 4H de randonnée le week-end. Le maître mot : la modération !
Si vous étiez accro au fitness, tournez-vous vers la gymnastique douce. En plus de vos capacités respiratoires ou cardiaques, vous tonifierez aussi votre masse musculaire. Inscrivez-vous à un cours spécialisé pour les femmes enceintes, afin d’adapter les mouvements à votre état. Vous pouvez aussi vous reporter aux ouvrages de préparation à la grossesse, comme « Attendre mon enfant aujourd’hui » du Dr Edwige Antier, où vous apprendrez – schémas à l’appui - des exercices spécifiques à chaque trimestre.
Enfin, la natation est souveraine pour la femme enceinte. Comme la marche, elle favorise le travail du cœur et du souffle. Comme la gym, elle tonifie la masse musculaire. Mais le tout en apesanteur, donc beaucoup plus facilement ! Le dos crawlé est recommandé pour prévenir les douleurs lombaires. Vous pouvez également, et toujours en vous renseignant au préalable sur les mouvements appropriés, faire travailler vos abdominaux. Et puis la piscine, même sans nager et surtout en fin de grossesse, c’est ce lieu un peu magique où votre corps ne vous « pèse » plus ! Il serait dommage de s’en priver !
Sources :
Attendre mon enfant aujourd’hui (Le livre de Poche) Edwige Antier
Guide illustré des parents d’aujourd’hui (France Loisirs) Miriam Stoppard & Dr David Elia
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